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lundi 21 juillet 2025

La barque des morts, par Jason Dark

Haute Tension, collection Spectres John Sinclair - Hachette

Allemagne, langue allemande, traduction en langue française.



Gene Ferguson
, conservateur d'un petit musée d'art égyptien situé en plein cœur de Londres, vient de disparaître, alors qu'il venait tout juste de demander de l'aide à Jason Dark... Son petit musée semble hanté !

A son arrivée, Jason Dark retrouve le corps sans vie du gardien et doit faire face à son assassin, qui n'est autre que la statue d'Anubis sous sa forme de chacal, qui a pris vie et a égorgé le pauvre Gene Ferguson...

Après avoir appelé la police criminelle, Jason Dark descend dans les caves du musée pour y retrouver, enfermé dans une caisse, l'égyptologue James Barkley, qui a importé la statue d'Anubis, seule statue véritable du musée qui ne contient quasiment que des copies. Il était là pour évaluer la qualité de ces dernières quand Gene Ferguson l'a sans doute pris pour un cambrioleur, l'a roué de coups et enfermé dans la caisse. Il ne croit pas Jason Dark quand il lui raconte les faits, surtout quand il lui apprend que la statue a pris vie!

Sur le Nil, un pêcheur du nom de Sadir et son fils Ghamal, se voient contraint de remettre à l'eau toute leur pêche : les poissons sont malades, invendables. Ghamal raconte alors qu'il pense avoir vu la barque mortuaire d'Anubis. Sadir mal à l'aise remonte sur le pont pour y découvre avec effrois que, sortant des eaux sombres du fleuve, une momie est en train de grimper dans sa felouque...

John Sinclair, Pang Lim et le professeur Barkley se retrouvent alors en Égypte pour aller voir le mastaba dans lequel la statue et un parchemin ont été découverts. Ils sont sur un bateau de croisière qui descend le Nil pour s'y rendre.

La felouque de Sadir et Ghamal rentre en collision avec le bateau. Le père a été tué par la momie et le fils a sauté à l'eau. Il est recueilli un peu plus loin, quand la barque mortuaire aperçue peu avant et qui poursuivait le bateau des pêcheurs aborde le bateau de croisière ! Bien entendu, elle passe à travers ce dernier, car c'est un vaisseau fantôme. Elle est plus tard découverte sur le pont, et le sarcophage du grand prêtre maléfique Per-nio (!) est vide. Des momies envahissent alors le navire.

John Sinclair et le professeur sont contraints de monter sur la barque mortuaire (mais pas Pang Lim, qui n'intéresse pas le prêtre ! Sympa...)

Du coup, une fois la barque mortuaire partie à destination du mastaba avec son équipage, Pang Lim vole un bateau de secours motorisé et part à leur poursuite. En route, le jeune pêcheur Ghamal (qui s'était accroché aux cordages, car il veut venger son défunt père) embarque dans son bateau.

Lors de la confrontation finale, la momie de Per-nio, très bavarde et vraiment trop gentille, raconte toute son histoire à John Sinclair ! Juste avant, la barque atteint le mastaba dans lequel elle pénètre. Alors que John et le professeur sont emmenés dans les ténèbres, le mastaba se referme sur eux ...


Ah, là, là... Si vous ne m'arrêtez pas, je vais vous raconter tout le bouquin, moi, à cette allure ! Faut m'le dire, hein, parce que sinon, vous n'allez plus avoir besoin de le lire, alors que mes chroniques de John Sinclair vous donnent toujours envie de lire les livres derrière.

Si, si, inutile de le nier.

Bon, je dois vous avouer que le passage des deux pécheurs dans leur felouque qui se font aborder par la momie sortie des eaux sombres est vraiment bien écrit et vaut, à lui seul, l'effort de lire ce bouquin.

Autre aveu, et vous allez m'en vouloir trèèès fort : je commence sérieusement à prendre goût aux aventures de John Sinclair. Parce que je me suis rendu compte que ce dont souffraient principalement ces histoires, ce sont leurs traductions. Alors, pour vous faire plaisir, j'ai maintenant sur mes rayonnages la quasi-dizaine de volumes sortis chez Fleuve Noir (de meilleure facture niveau langue française) et plusieurs dizaines de fascicules en allemand que je vais me faire le plaisir de lire pour vous et ce blog !

Alors, hum ? Heureux ?



Jason Dark, pseudo pas si obscur que ça de l'écrivain allemand Helmut Rellergerd, est le créateur de John Sinclair, chasseur de spectres. Sa série qui compte  aujourd'hui plus de 2400 titres, est adaptée en version audio et connait une carrière internationale incroyable. Une petite visite sur ce site germanique vous fera comprendre l’ampleur de cette série mythique.

Bonus momifié, la couverture originale allemande, au bon goût parcheminé :
 

Quatrième de couverture :
Je sentis soudain une présence dans la pénombre du musée, comme si les statues des dieux s'animaient d'une vie lugubre.
Je déplaçai lentement le faisceau de ma lampe, et tout à coup mon geste se figea.
Ferguson gisait sur le sol !
Cet homme était le seul qui pouvait m'aider à percer le mystère. Malheureusement, il ne parlerait plus jamais. Il ne me restait qu'à reprendre cette étrange affaire de fantôme depuis le début...

La barque des morts, par Jason Dark
Hachette, collection Haute Tension – Chasseur de Spectres N° 224
Traduction de Alain Royer
Titre original: Anubis-Wächter im Totenreich
Illustration de couverture : Jean-Jacques Vincent
Octobre 1986. 154 pages
ISBN : 9782010115783
 
 
La barque des morts est ma quatorzième chronique pour la collection "Haute Tension"  (eh oui...)

lundi 6 novembre 2023

Le repaire des monstres, de Bruce Coville

Haute Tension, collection Spectres - Hachette

Etats-Unis, langue anglaise, traduction en langue française.


Ils sont sept, ils sont jeunes, ils aiment bien se retrouver de temps en temps pour faire des parties de jeux de rôles. L'un d'entre eux, passionné, vient justement d'acquérir un jeu encore inédit, que personne n'a jamais joué. Ils se donnent alors rendez-vous dans une maison inhabitée depuis des lustres pour se mettre dans l'ambiance de ce repaire des monstres.
Mais Gerry Wyman, le maître de jeu, perd le contrôle de la partie et ils se retrouvent tous prisonniers de la maison qu'ils ne pourront quitter que s'ils arrivent à mettre la main sur des objets magiques éparpillés dans la demeure. Ils vont bientôt découvrir qu'ils ont été propulsés dans un monde parallèle, Quarmix, où attendent de vrais sorciers menés par Mornemkull, enfin à deux doigts de pouvoir lever le bannissement qui les retient prisonniers de cette dimension...

J'ai repris le jeu de rôle depuis quelques mois, ce qui a fait que je me suis plongé dans l'un des nombreux livres qui forment les montagnes hallucinantes et qui se languissaient d'être enfin considérés. Et ce livre, ça n'est pas le repaire des monstres, mais le seigneur des anneaux.
Sauf qu'un matin, bim, boum, sans crier gare, une envie soudaine s'est fait ressentir ! Celle de reprendre la lecture de cette (magnifique) collection l'heure de l'angoisse !
Du coup, j'ai trouvé amusant de retourner à cette quête de lire toute la collec' en commençant par cet emblématique repaire des monstres. J'ai donc reposé le seigneur des anneaux...
Ai-je bien fait, amis lecteurs, amies lectrices ? Lisez la suite pour le savoir !
Le début de cette histoire, c'est un peu comme l'Ancien Testament, mais version Harlequin : c'est plein de personnages, qui explique que machin sort avec bidule et que truc est amoureux d'une autre bidule mais n'ose le dire. Alors, bon, il me faut tout de même mitiger le propos, amis lecteurs, amies lectrices. Car là où la bible nous demande la lecture de dizaines de pages, il nous faut ici que trois petites pages. C'est peu. Mais comme ce sont les premières, ben on a presque envie de partir en courant ! Mais encore une fois, c'est bien de ne pas le faire...
Alors, bon, cette reprise ne s'est pas faite en grande pompe. J'aurais pu tomber mieux, comme j'aurais pu tomber bien plus mal (je vous entends au fond, à murmurer John Sinclair, vilains !). Mais avec cette couverture et un sujet pareil, j'étais obligé ! Un tentacule, une épée, des jeunes qui font un jeu de rôle grandeur nature, juste incontournable !
Car la bande d'ados se trouve très vite, à l'initiative du Maître de jeu (appelé plus couramment MJ par les initiés rôlistes), dans une demeure isolée à faire un grandeur nature. Dans la bibliothèque. Parce que toute demeure abandonnée qui se respecte se doit de posséder sa bibliothèque aux rayonnages garnis de vieux livres qui fleurent bon la magie noire (j'aurais d'ailleurs été amusé que les personnages y trouvent le Necronomicon, mais non).
Au début, le MJ, il a juste éparpillé quelques objets dans cette vieille demeure : un bracelet, une épée, un vieux bâton et une canne... et aussi un pouêt-pouêt en forme de pieuvre, pour faire peur (!). Le but de chaque groupe de joueurs étant de retrouver ces objets, car ils sont magiques (hormis le pouêt-pouêt). C'est écrit dans le livre du jeu de rôle.
Sauf que bientôt, la bande de jeunes se retrouve téléportée dans un univers parallèle et de grandeur nature, il passe à Grandeur Réalité. Chacun des personnages détient un pouvoir spécifique que chaque joueur se voit donc maîtriser réellement.
Du coup, de la cave au grenier, ils vont chercher ces objets. Et devront affronter de vrais ennemis, qu'ils sont contraints de vaincre sinon, ben, ils seront maudits.
Parce que ce jeu de rôle inédit, découvert par hasard lors d'un salon, il a été dicté au créateur par de vrais sorciers, bannis sur ce plan parallèle, pour pouvoir revenir dans notre monde afin d'asservir l'humanité tout entière (rien que ça) parce qu'ils sont super forts.
Oui, mais pas aussi fort que cette bande de trous du ... qui font mumuse.
Et puis, il faut dire aussi que ces derniers, ils sont aidés d'un "gardien" (la fausse pieuvre pouêt-pouêt qui devient une créature vraie de vraie, qui a des tentacules et qui saigne vert quand elle s'en fait arracher un ou deux...) Ah oui, il y a aussi le fantôme d'une servante décapitée qui erre à la recherche de sa tête et de ses os calcinés... et ça, ça n'est pas écrit dans le livre de jeu de rôle. Donc on peut dire que les joueurs ont vachement de pot de tomber dans une maison hantée par une gentille fantôme qui est prête à les aider. Un figurant (PNJ pour les initiés rôlistes) vachement pratique en quelque sorte.
Bref, la petite bande s'en sort indemne, parce que les vrais sorciers, quand même, depuis les siècles qu'ils attendent assis sur le bord de leur plan parallèle, ben ils ont dû vachement s'encroûter pour se faire avoir par des gamins !
Donc, à la fin, la maison elle brûle, les vilains restent là où ils étaient, et les jeunes s'en vont avant l'arrivée des pompiers.
Fin
... à non, y'a un épilogue ! Parce qu’il y a un autre abruti de MJ qui a acheté le jeu et qu'il est super impatient de le faire jouer à ses amis !
Bon, lecture sympa, même si quand même un peu bordélique dans la narration, avec des personnages un peu n'importe nawaq, des sorciers à deux balles. Mais ça se lit vite. J'aurais aimé qu'il n'y ait pas cet épilogue franchement évident et du coup vachement évitable !
En guise de conclusion, pour le plaisir de tous, voici quelques extraits qui permettent de dater ce texte à une époque où les jeux de rôles souffraient d'une réputation pas super-méga-bonne. Ah, et puis pour rire un peu, quand même :
- La plupart des filles qu'elle connaissait sortaient avec des passionnés de football. Et voilà qu'elle s'était prise d'intérêt pour un fou de jeux ésotériques".
- Alors que ses copines sautaient et hurlaient dans les gradins des stades, elle jouait à faire semblant de croire aux pouvoirs mythiques de personnages de la troisième dimension" (grande estime de la gent féminine et une incursion dans cette dimension qui nous est perceptible à tous. Peut-être voulait-il parler de la quatrième ?)
- Le garçon était tellement plongé dans l'univers fantastique de ces jeux qu'il confondait souvent ce dernier avec la réalité..." Ben tient, voilà l'argument le plus utilisé par les détracteurs de l'époque. Choisi ton camp, camarade écrivain !
Bref, un bouquin amusant, à redécouvrir par les joueurs ou les MJ qui auraient besoin de souffler entre deux campagnes de l'appel de Cthulhu ou de Donjon et Dragon.
Mais c'est pas obligé, non plus, quand même, hein !


Bruce Coville est un auteur américain né à Syracuse en 1960. On lui doit principalement des romans de science-fiction pour enfants.
Pour la collection Twilight: Where darkness begins, il a signé deux romans : l'amulette ensorcelée (dont je vous parlerai bientôt, si les vents me sont favorables) et le repaire des monstres chroniqué ici. En France, on peut aussi lire de lui la série en quatre parties Mon prof est un extra-terrestre.
Il a reçu en 2000 le prix littéraire E. E. Smith Memorial (aussi appelé prix Skylark, décerné aux auteurs ayant apporté une contribution importante à la science-fiction).

Allez, hop!, la petite couverture originale qui va bien :


Quatrième de couverture :
Derek tenta de se relever, mais un tentacule gluant s'enroula autour de ses chevilles.
« Jenny ! hurla-t-il. Aide-moi ! »
Déjà le monstre attirait le garçon vers sa gueule en émettant un horrible bruit de succion...
Les six amis avaient décidé d'organiser dans cette vieille demeure abandonnée, un sinistre jeu de rôles grandeur nature.
Mais malheur aux perdants, car la règle était formelle : « Si vous échouez, vous périrez ! »
...

Le repaire des monstres, par Bruce Coville
Hachette, collection haute tension – spectres N° 214
Traduction de Philippe Rouard
Titre original: Spirits and Spells, collection Twilight: Where Darkness Begins #15
Illustration de couverture : Richard Martens
Janvier 1986. 148 pages
ISBN : 9782010118470


Le repaire des monstres est ma treizième chronique pour la collection "Haute Tension" .
Lire aussi : "Cercle infernal", "La chambre aux maléfices", "le salon de l'épouvante", "Menaces", "Sommeil de mort", "Vampires en pire", "La terreur des Tongs", "Les fantômes du marais", "Le trésor des druides", "Roses rouge sang", "Attirance", "Danse Macabre" 

vendredi 1 janvier 2021

Danse macabre, par Lou Kassem

Haute Tension, collection Spectres - Hachette

Etats-Unis, langue anglaise, traduction en langue française.


Nouvelle arrivée dans la région, Joan Riley vit chez ses oncle et tante dans l'antique demeure de Ferncrest, en Virginie. Pourtant habituer à souvent déménager, elle a du mal cette fois-ci à s'intégrer dans son nouveau collège. Les quolibets et regards de travers ne font que renforcer son mal être, depuis qu'elle a vu se briser ses espoirs de carrière dans la danse, suite à une terrible blessure au genou.
Cependant, le chouchou de l'équipe de football local s'intéresse bientôt à elle, et se forge entre eux une profonde amitié. Relation plus que bienvenue car Joan, dans l'immense demeure où elle réside, ressent la présence du mal, fait de mauvais rêves et pense même devenir folle quand elle croit voir les fantômes de ses rêves arpenter les escaliers en pleine journée.
Ils vont tout deux mener une enquête, sur l'histoire de Ferncrest et de ses précédents occupants, pour découvrir bientôt que les légendes macabres qui planent sur cet endroit ont des racines profondément ancrées dans la réalité.

Entre deux livres de Robert Bloch pour la rédaction d'un dossier (publié dans le numéro 102 du fanzine Présences d'Esprits) je me suis boulotté ce petit Haute Tension et soyons clair : ce bouquin est aussi bon que sa couverture est moche !
Pas de minauderies, de flirt chiant. Pas de long paragraphes inutiles ressassant une malédiction bancale. Pas de stupide introspection des personnages. Nous avons là une magnifique histoire de drame familial, de passé glauque qui marque un lieu de ses traces profondes, une intrigue captivante, une progression  de l'angoisse qui saisit l'héroïne vraiment crédible, une malédiction vraiment bien foutue, avec un méchant vraiment salaud et mauvais, qui a une vraie personnalité de méchant salaud.
Quant au dénouement, il apporte une conclusion captivante à cette histoire que j'ai eu un réel grand plaisir à dévorer.
Wow... après Attirance que j'ai trouvé génial et ce Danse Macabre excellent, je retrouve une foi absolue dans ce challenge de la relecture des Haute Tension !
Le temps est donc venu pour moi de lire un nouveau John Sinclair pour compenser (MA-SO-CHISTE, vous disais-je précédemment !).
Avez vous remarqué, braves gens, que quand un livre me plait, la chronique que j'en fais est souvent plus courte que quand j'aime moins ? 


Lou Kassem, auteure qui n'a quasiment écrie que pour la jeunesse, est née en 1931. Elle a commençait sa carrière littéraire pour distraire ses quatre filles et rencontre le succès avec un de ses premiers titres Listen for Rachel. Elle ponctue ses écrits par des lectures publiques dans les bibliothèques et les écoles.
Une importante et intéressante fiche biographique est disponible en anglais sur le site Encyclopedia.com

Allez, hop!, la petite couverture originale...


Quatrième de couverture :
Joan ouvrit le vieux livre poussiéreux. Quelques lignes étaient soulignées d'un trait d'encre pâlie par le temps.
"Des sournoises attaques du fantôme ennemi
Garde ton sommeil.
Des mauvais rêves et des terreurs de la nuit
Libère ton réveil."
Ainsi quelqu'un d'autre dans cette maison avait été la proie de rêves inquiètants.
Joan avait décidé de percer le mystère de cette demeure.
Elle n'aurait pas dû oublier que " la curiosité est un vilain défaut"...

Danse Macabre, par Lou Kassem
Hachette, collection haute tension – spectres N° 217
Traduction de Philippe Rouard
Titre original: Dance of Death, collection Twilight: Where Darkness Begins #19
Illustration de couverture : Jean-Jacques Vincent
Mars 1986. 152 pages
ISBN : 9782010118548


Danse macabre est ma douzième chronique pour la collection "Haute Tension" .
Lire aussi : "Cercle infernal", "La chambre aux maléfices", "le salon de l'épouvante", "Menaces", "Sommeil de mort","Vampires en pire", "La terreur des Tongs", "Les fantômes du marais", "Le trésor des druides", "Roses rouge sang", "Attirance"

vendredi 18 décembre 2020

Attirance, par Imogen Howe

Haute Tension, collection Spectres - Hachette

Etats-Unis, langue anglaise, traduction en langue française.


Depuis quelques jours, Janet souffre d'horribles migraines. Et ça n'est pas à cause de n'importe quoi qu'elle a ses migraines, hein : c'est parce qu'elle est en train d'être possédée par la super jolie jeune fille qui essaye de lui piquer son copain ! Bon, en même temps, si son copain est irrésistiblement attiré par elle, c'est pas à cause de ses hormones de mâle en rut, c'est parce qu'il est lui aussi envoûté. De toute façon, tout le monde est envoûté autour de la jolie rivale.
Et si Janet est la seule à avoir des migraines, c'est parce que c'est la seule à lui résister...

Bon, sérieusement, amis lecteurs, amies lectrices... vous seriez en droit de croire que je me moque encore un peu en lisant ce qui précède, et penser que ce livre n'est qu'une énième perte de temps de lecture... pourtant, ce bouquin est sacrément bon ! Oui, oui : enfin un bon Haute Tension bien foutu, bien écrit, avec une bonne intrigue, une méchante vraiment méchante et des gentils fantômes vraiment utiles.
Sincèrement, j'ai complètement oublié que j'étais dans une de ces lectures que je me suis imposées il y a quelques temps, tellement j'ai pris plaisir à tourner les pages. Et ça n'est pas rien, quand on sait mes déceptions passées concernant les derniers ouvrages de cette série... Du coup, comme j'avais énormément apprécié Cercle infernal - écrit par la même auteure - j'ai choisi une relative tranquillité, pour ne pas dire une valeur sûre, en retournant vers elle. Et j'ai bien fait.
Je regrette d'autant plus que cette auteure n'ait pas écrit plus de romans pour cette collection, ça m'aurait permis quelques bulles d'air entre deux John Sinclair...
Il y a juste un truc que j'ai trouvé débile  - SPOIL - La méchante n'aime pas les plantes, alors quel est le moyen le plus efficace pour s'en débarrasser à la fin ? Hum ? Et bien je vous le donne en mille ... : une tisane (si, si, je vous jure : une tisane ) - FIN DU SPOIL -
Voilà, je suis tellement satisfait par cette lecture que je vais vite me replonger dans un autre Haute Tension, que je prendrais cette fois-ci au hasard...


À propos de l'auteure : après de nouvelles recherches sur le net,  je n'ai toujours pas grand chose à dire de plus sur Imogen Howe... Elle semble n'avoir que peu écrit, et c'est bien dommage. En France, on ne trouve que les deux romans publiés dans la collection Haute Tension : Attirance (Fatal Attraction) en 1982 et Cercle infernal (Vicious Circle) en 1983. 

On y va pour la jolie petite couverture originale...


Quatrième de couverture :

Au moment où Janet s'engageait dans l'escalier, elle crut entendre un bruit de pas. Elle s'immobilisa en retenant son souffle, le corps tendu par la peur.
Les lames du parquet grincèrent à nouveau puis un sifflement lugubre s'éleva dans la pénombre.
"C'est mon imagination qui me joue des tours", se dit-elle.
Janet ne pouvait se douter qu'elle était la proie d'une créature maléfique, revenue parmi les vivants pour achever une tâche sinistre ordonnée du fond des temps.

Attirance, par Imogen Howe
Hachette, collection haute tension – spectres N° 203
Traduction de Philippe Rouard
Titre original: Fatal Attraction, collection Twilight: Where Darkness Begins #4
Illustration de couverture : Richard Martens
Avril 1985. 156 pages
ISBN : 9782010095825


Attirance est ma onzième chronique pour la collection "Haute Tension" .
Lire aussi : "Cercle infernal", "La chambre aux maléfices", "le salon de l'épouvante", "Menaces", "Sommeil de mort","Vampires en pire", "La terreur des Tongs", "Les fantômes du marais", "Le trésor des druides", "Roses rouge sang"



dimanche 6 décembre 2020

Roses rouge sang, par Sarah Armstrong

Haute Tension, collection Spectres - Hachette

Etats-Unis, langue anglaise, traduction en langue française.

Alors qu'elle vient d’emménager dans une nouvelle ville, après avoir bougé au grès des multiples mutations de son père, Kate a un peu de mal à s'intégrer. Un jour, elle déniche chez un brocanteur un vieux miroir qui la fascine et décide de l'acheter, éveillant ainsi la rivalité d'une de ses camarades de classe qui, elle aussi, était attirée par l'antique objet. Mais peut-être n'est-ce pas les jeunes filles qui le choisissent, mais bien le miroir qui choisit sa nouvelle propriétaire pour mieux la... posséder. Ainsi après de nombreux cauchemars et des colères incontrôlables qui éveillent en elle des envies de meurtres, Kate se retrouve soudain débarrassée du miroir et, de ce fait, de l'envoutement.
Pour elle débute alors une mission : sauver de la malédiction la nouvelle propriétaire...

Sorti de l'effroyable Le trésor des duides, j'avais envie de renouer avec un bon Haute Tension. Ce livre Roses rouge sang, outre son titre plus qu'attirant (pour pas dire presque fascinant) jouit auprès des rares lecteurs croisés sur la toile d'une réputation pas trop mauvaise (une lectrice de ce blog l'a même mentionné dans un commentaire sur la page dédiée à la collection). Succès auprès des lecteurs, sans doute, et donc certainement en tête des ventes dans cette collection, comme il fait partie des rares titres réédités par Hachette, dans la sous collection Hit Parade.
Ben... j'ai été déçu. Je ne m’attendais pas à lire un truc époustouflant au suspens insoutenable. Je ne m'attendais pas non plus à découvrir de hautes envolées littéraires. Mais j'attendais au moins une bonne intrigue, une bonne idée, un style agréable... et je n'ai pas eu tout ça. C'est loin d'être super bien écrit, c'est plein de points d'exclamation et c'est vraiment basique de chez basique au niveau possession, cauchemars et tout le tintouin. On a plein de verbiages inutiles qui remplissent parfois plusieurs pages (remplissage élémentaire pour tenir le cahier des charges, quand on a une idée si maigre qu'elle supporterait le format nouvelle et non court roman). Et puis à aucun moment on ne croit à ce qui se passe. Les héroïnes sont insignifiantes, n'ont aucune personnalité jusqu'à - SPOIL - la jeune sorcière elle même, dont on se demande bien ce qu'elle est venue foutre dans ce miroir, et qui se fait avoir d'une manière vraiment stupide - FINI, LE SPOIL - Bref, j'ai lu ce livre sans plaisir. Et c'est bien dommage, car je sais que, même si l'idée est éculée et exploitée dans maints ouvrages (la possession d'objet est quelque chose qui peut, bien maitrisée, mener à de magnifiques histoires), c'est ici bâclé et, finalement, sans intérêt.
Mais je vais persister, car j'ai déjà eu de bonnes surprises avec certains titres de cette collection. Et je sais, je sens, que le prochain sera le bon ! En vrai : il le faut.
Heureusement que ça se lit vite et puis, finalement, c'était loin d'être aussi chiant qu'un annuaire ou, pire, qu'un John Sinclair !
Au suivant...


Sarah Armstrong n'a pas sortit énormément de livres, juste une poignée. Il est cependant amusant de découvrir, alors que je fais quelques recherches sur elle pour agrémenter cette chronique, que son dernier roman The Wolves of Leninsky Park est sorti il n'y a qu'un peu plus d'un an (février 2019 pour être précis). Cela me fait donc penser qu'elle a délaissé la littérature pour ados au profit de romans adultes...

C'est devenue une coutume ici, à chaque livre Haute Tension sa couverture originale...



Quatrième de couverture :
Kate se réveilla en sursaut au milieu de la nuit. C'était la seconde fois qu'un horrible cauchemar la terrifiait à ce point.
"Que m'arrive-t-il ? se demanda-t-elle effrayée. J'ai l'impression de plus être moi-même."
Kate ne croyait pas si bien dire. Depuis le jour où elle avait fait l'acquisition de ce vieux miroir, elle vivait, sans le savoir, sous l'emprise d'une créature démoniaque qui prenait peu à peu possession de son âme.

Roses rouge sang, par Sarah Armstrong
Hachette, collection haute tension – spectres N° 205
Traduction de Jackie Landreaux
Titre original: Blood red roses, collection Twilight: Where Darkness Begins #8
Illustration de couverture : Jean-Jacques Vincent
Juin 1986. 153 pages
ISBN : 9782010108792


Roses rouge sang est ma dixième chronique pour la collection "Haute Tension" .
Lire aussi : "Cercle infernal", "La chambre aux maléfices", "le salon de l'épouvante", "Menaces", "Sommeil de mort","Vampires en pire", "La terreur des Tongs", "Les fantômes du marais", "Le trésor des druides"




dimanche 29 novembre 2020

Le trésor des druides, par Jason Dark

Haute Tension, collection Spectres John Sinclair - Hachette

Allemagne, langue allemande, traduction en langue française.


Alors qu'il est en train de manger sa salade dans un restaurant, l'échauffement inhabituel de la croix qu'il porte sur sa poitrine alerte John Sinclair d'un danger imminent. C'est le réveil de la magie des druides, dont il connaît si peu de choses.
Les hommes gris, gardiens d'Aibon, n'allaient pas tarder à bientôt lui fondre dessus, avant même qu'il ne prenne connaissance de cette mission qu'ils lui interdisaient d'accepter (Confus ? Normale !).

Comme notre héros s'est (encore une fois) fait kidnapper, c'est Pang Lim, son acolyte et co-équipier, qui se retrouve seul à mener une double enquête : expliquer le mystère du trésor des druides et... retrouver John Sinclair !

Je suis masochiste. Et oui, je ne le répéterai jamais assez : ma-so-chiste !
La lecture de Vampires en pire et de La terreur des tongs aurait dû me suffire, mais non, j'en reprend une dose. Car il en est ainsi du cerveau débile de votre humble serviteur, l'expérience, même la pire, ne lui suffit pas pour lui faire garder (ou à défaut retrouver) raison.
Ainsi donc, à peine revenu d'Emmaüs (grand pourvoyeur de livres devant l'éternel) avec en main ce nouveau bouquin que je n'avais pas encore dans la collec', me voici plongé dans l'histoire extraordinaire de ces druides qui brillent - vu que ce sont des fantômes - qui protègent le trésor d'une druidesse enterrée vivante avec le trésor, parce qu'elle a été punie.
Même que dans cet épisode, John Sinclair (qui est encore celui qui n'en fout pas une et à qui il arrive un tas de merdes que c'est pas possible pour un seul homme qu'il arrive autant de merdes) se retrouve mort. Mais pas que, vu qu'il traverse les limbes afin de pouvoir ressusciter et réapparaitre... de la tombe de la druidesse punie/enterrée vivante et pas contente.
Alors, bon, c'est moins pire que les deux précédents. Mais en fait, si. C'est le même déballage de grands n'importe quoi, d'aberrations et d'inepties qui nous mène à taton aux fils des pages incertaines, jusqu'à atteindre la dernière dans un grand souffle de soulagement.
Dès le début c'est un florilège... exemples : l'une des portes me heurta dans le dos, me faisant reculer de quelques pas. Ou bien encore le nom de ce grand industriel anglais, Aaron Steel, qui fait commerce de l'acier (pour les non-anglophones, acier se dit steel en anglais).
Il faut admettre que quelques passages sont presque beaux (mais n’exagérons rien tout de même, hein !), comme: Cette obscurité absolue devenait une prison contre laquelle je ne pouvais rien tenter.
Je dois avouer que j'ai tenu bon d'une seule traite, ne fermant qu'une fois le livre pour aller aux toilettes (et avec le recul, je me dis que j'aurais très bien pu l'emmener avec moi à ce moment là, ça n'aurait pas changer grand chose à ma perception de l'histoire).
À bien y penser, ma tête devait sûrement ressembler à celles de la couverture tout le long de la lecture...
Voilà, je peux faire une croix devant ce titre sur la liste des Haute Tension. Pour le prochain, je vais m'attaquer à Roses rouge sang qui, parait-il, est un des meilleurs de la collection, histoire de lire une bonne histoire. Je pense que ça devient urgent...
Au suivant...

Jason Dark, pseudo obscur de l'écrivain allemand Helmut Rellergerd, est le créateur de John Sinclair, chasseur de spectres. Sa série comptant aujourd'hui plus de 1800 titres, est adaptée en version audio et connait une carrière internationale incroyable. Une petite visite sur ce site germanique vous fera comprendre l’ampleur de cette série mythique.

Bonus habituel, la couverture originale allemande , avec son joli petit squelette vert !

Quatrième de couverture :
Le visage de l'inconnu demeurait impassible. Aucune lueur ne brillait dans son regard.
J'avais en face de moi un des redoutables Hommes en Gris ! Il ouvrit lentement la main. Quelque chose de vert brillait entre ses doigts. Une pierre... Une pierre druidique !
Je fus aussitôt projeté dans un tourbillon d'une violence inouie. La voix de l'Homme en Gris résonna au loin :
« Celui qui cherche à s'emparer du Trésor des druides doit mourir ! »

Le trésor des druides, par Jason Dark
Hachette, collection Haute Tension – Chasseur de Spectres N° 226
Traduction de Jeanne-Marie Gaillard-Paquet
Titre original: Der Druiden-Schatz
Illustration de couverture : Jean-Jacques Vincent
Novembre 1986. 153 pages
ISBN : 9782010115806



Le trésor des druides est ma neuvième chronique pour la collection "Haute Tension" .
Lire aussi : "Cercle infernal", "La chambre aux maléfices", "le salon de l'épouvante", "Menaces", "Sommeil de mort","Vampires en pire", "La terreur des Tongs", "Les fantômes du marais"

mardi 29 octobre 2019

Les fântomes du marais, par Richie Tankersley Cusick

Haute Tension, collection Spectres - Hachette

Etats-Unis, langue anglaise, traduction en langue française.


Meg doit laisser son petit copain et renoncer à la fête organisée par sa meilleure amie pour aller s'occuper de sa grand-tante convalescente pendant deux semaines. Sa mère est trop occupée par son travail pour pouvoir rester, son père, elle ne l'a pas beaucoup vu depuis qu'il a quitté la maison il y a dix ans .
Le pire, c'est que cette grand-tante habite une vieille maison lugubre laissée totalement à l'abandon et, comble du comble, se trouve isolée en plein milieu du bayou. Quant à la silhouette frêle et noire qu'elle aperçoit en arrivant, derrière le rideau d'une fenêtre, elle n'augure définitivement rien de foncièrement réjouissant ! D'autant que cette silhouette furtive s'avère n'être ni celle de la grand-tante, ni celle d'Esther ou de son fils Wes, deux voisins qui viennent voir la malade de temps en temps.

Dans le bayou, on circule plus facilement en barque qu'en voiture, ce qui est bien pratique pour déguiser les meurtres en accidents. Dans le bayou, les maisons sont tellement éloignées les unes des autres que s'il vous arrive un pépin (croiser un vilain docteur ou une vieille vampire) personne ne pourra venir vous aider; à moins d'être une jeune fille, d'être l'héroïne d'un Haute Tension, et que vous ne tombiez inévitablement amoureuse - malgré toute l'aversion que vous pouviez éprouver pour lui auparavant - du seul jeune homme du coin.
Donc, une histoire de vampire psychique plutôt pas mal, qui souffre peut-être de quelques longueurs et n'échappe pas à ses clichés mélo flon-flon à la con. Mais pas trop, finalement !
On devine bien vite, malgré une tentative de brouillage de piste, qui est le gentil et qui est le méchant, qui est la victime et qui est le monstre. La lecture de ce livre reste agréable cependant, sans grands moments épiques mais sans mièvreries sirupeuses qui tachent et font regretter le temps passé en ses pages.
Ah, pour les amateurs du genre, il y a bien de la sorcellerie, de l'irrationnel, une vieille tombe délabrée et vide, un chien et des serpents (comme sur la couverture)... Mais pas de fantômes, comme nous le promettait pourtant le titre !
Pour conclure, ce n'est pas - de ceux que j'ai lus pour l'instant - le titre le plus convainquant de la série... Mais c'est bien loin d'être le pire !
Au suivant...


Richie Tankersley Cusick est une auteure prolifique, qui écrit principalement des romans pour ados. Elle est surtout connue pour les novélisations de la série Buffy contre les vampires, éditées en France chez Fleuve Noir. La quasi-totalité de son œuvre flirte avec le fantastique, et Evil on the Bayou est ni plus ni moins que le premier livre de sa longue bibliographie...Photo tirée de son site officiel.

On ne change pas les bonnes traditions, voici la couverture d'origine, avec son héroïne, ses serpents et ses marais nimbés d'un inquiétant brouillard...


Quatrième de couverture :
" Mais... c'est impossible ! " s'écria Meg en se réveillant.
Elle jeta un regard désespéré vers la fenêtre qui laissait passer les derniers rayons du soleil.
" Quand je suis entrée dans cette chambre, le jour venait à peine de se lever."
Meg est venue tenir compagnie à sa grand-mère malade. Mais depuis son arrivée dans cette demeure délabrée au milieu des marais, elle sent ses forces décliner peu à peu.
Comme si une sorte de vampire se nourrissait de son énergie...

Les fantômes du marais, par R. Tankersley Cusick
Hachette, collection haute tension – spectres N° 219
Traduction de Philippe Rouard
Titre original: Evil on the Bayou, collection Twilight: Where Darkness Begins #21
Illustration de couverture : Jean-Jacques Vincent
Mai 1986. 155 pages
ISBN : 9782010118524


Les fantômes du marais est ma huitième chronique pour la collection "Haute Tension" .
Lire aussi : "Cercle infernal", "La chambre aux maléfices", "le salon de l'épouvante", "Menaces", "Sommeil de mort","Vampires en pire", "La terreur des Tongs"

dimanche 19 novembre 2017

La terreur des Tongs, par Jason Dark

Haute Tension, collection Spectres John Sinclair - Hachette

Allemagne, langue allemande, traduction en langue française.


Le vieux Mahdi, grand prêtre qui a voué sa vie à la déesse Kali, est sur le point de mourir. Mais il peut obtenir l'immortalité si son homme de main, le docteur Rasana - aidé de ses six serviteurs, les tongs - lui rapportent les têtes des pires ennemis de la déesse, afin qu'elle puisse changer son collier. Ils ont sept jours pour accomplir leur mission.
Quand le corps décapité de Malcolm Dunnings, inspecteur à la brigade des stupéfiants, est repêché dans la Tamise, Scotland Yard fait appel à Jason Dark et son acolyte Pang Lim pour enquêter. Non que la victime manqua d'ennemis, mais le caractère rituel de son assassinat nécessite leur intervention...

Je suis masochiste. Après la lecture de l'effroyable "vampires en pire", j'aurais pu définitivement abandonner cette collection Haute Tension. Mais je suis un masochiste têtu. Alors j'insiste lourdement et y retourne. Et non content d'en reprendre une louche, je persiste avec un nouveau titre de la série "John Sinclair".
Après la bonne bosse de rire provoquée par cette couverture improbable à l'effigie d'un Keupon/iroquois/extra-terrestre aux couleurs fluo ignobles, je me suis résolu à plonger dans cette nouvelle aventure.
L'adage dit "il ne faut pas juger d'un livre à sa couverture"... Mais parfois, quand même, il ne faut pas prendre en compte la pseudo grande sagesse de ces adages et suivre son instinct qui nous dit de fuir avant qu'il ne soit trop tard !
Ça commence pourtant plutôt bien, l’idée est pas mal, le style est bon (ce n'est pas le même traducteur que vampires), même s'il nous est donné dès le départ de connaître le coupable (c'est une méthode qui a déjà fait ses preuves, mais qui n'est efficace qu'entre des mains de maître) et l'action du premier crime est plutôt bien menée. Mais bientôt, nous avons à faire face à un grand n'importe quoi ponctué de petites aberrations, pour finalement aboutir à un beau gâchis. Nous avons même droit à un semblant de rebondissement tellement évident qu'il remet la palme de l'amateurisme à ce détective de l'ombre qui, au lieu de tomber dans un piège aussi grotesque, aurait mieux fait d'y rester... dans l'ombre. Il n'y a pas réellement d'enquête, juste un mélange d'événements qui mène par hasard au dénouement... Dommage ! Ce livre aurait pût être au mieux distrayant. Au suivant...


Jason Dark, pseudo obscur de l'écrivain allemand Helmut Rellergerd, est le créateur de John Sinclair, chasseur de spectres. Sa série comptant aujourd'hui plus de 1800 titres, est adaptée en version audio et connait une carrière internationale incroyable. Une petite visite sur ce site germanique vous fera comprendre l’ampleur de cette série mythique.

Bonus habituel, la couverture originale allemande (par Vicente Ballestar), bien plus jolie à mon gout que la version française !

Quatrième de couverture :
La fenêtre s'ouvrit violemment pour livrer passage à une silhouette terrifiante qui bondit dans la pièce et se rua sur la jeune Indienne.
John Sinclair comprit tout de suite qu'il avait affaire à un " Tong ". Le coutelas que celui-ci tenait entre ses dents en disait long sur ses intentions meurtrières. Deux petites têtes de mort dansaient au fond de ses pupilles.
Plus de doute, les fidèles de la déesse Kali avaient envahi Londres pour rechercher les têtes humaines qui devaient orner le collier de leur redoutable maîtresse.

La terreur des Tongs, par Jason Dark
Hachette, collection Haute Tension – Chasseur de Spectres N° 242
Traduction de Alain Royer
Titre original: Terror der Tongs
Illustration de couverture : Jean-Jacques Vincent
1988. 158 pages
ISBN : 9782010132230


La terreur des Tongs est ma septième chronique pour la collection "Haute Tension" .
Lire aussi : "Cercle infernal", "La chambre aux maléfices", "le salon de l'épouvante", "Menaces", "Sommeil de mort", "Vampires en pire"


mercredi 7 juin 2017

Vampires en pire, par Jason Dark

Haute Tension, collection Spectres John Sinclair - Hachette

Allemagne, langue allemande, traduction en langue française.


Alors que le « Vampire express » s’ébranle, pour partir dans les lointaines contrées transylvaniennes, se glisse parmi les passagers John Sinclair, le fameux et redoutable chasseur de spectres. Il y est rejoint par le jeune Dragan Domescu, fils d’un vieil ami de notre héro, roumain d’origine. Car ce qui ne semble à l’origine qu’un original voyage vers le pays des légendes s’avère bien vite être un véritable piège pour tous les passagers de ce train qui porte si judicieusement son nom…

Fermeture des portes imminent. Les voyageurs sont invités à rejoindre leur cabine afin de faire ce voyage en compagnie de monstres assoiffés de sang et ce, durant 150 pages…
Nous sommes pour cette petite virée accompagnés par John Sinclair, qui a bien entendu pris soin d’embarquer avec son attirail fétiche (crucifix, pieu en chêne et Beretta à balles d’argent), mais cette fois sans son acolyte Pang Lim, inspecteur chinois et néanmoins chasseur de spectres itou. Ce dernier est déjà au terminus, muni de ses armes favorites (crucifix, pieu en chêne et Beretta à balles d’argent), à attendre que le train arrive, en compagnie d'un homme roumain dont le fils se trouve dans le train.
Le fils a pris son billet pour bouffer du vampire, avec son arme favorite (un pieu en chêne, ça lui suffit) et la ferme intention de venger sa mère, tuée par des vilains vampires dans son pays natale…
Et les vilains vampires, bien évidemment, ont eux-mêmes embarqué dans le train, soigneusement rangés dans leurs cercueils, pour aller rendre hommage à leur aïeule Lady X, jetée dans la tombe par le papa Domescu…
Il te semble, ami lecteur, que point comme une certaine ironie dans mon propos ? Judicieux et perspicace lecteur, oui, ton œil alerte et connaisseur a vu juste.
Nous sommes là avec un chef d’œuvre de stéréotypes vampiriques et d’idioties monumentales, servies par une écriture à la limite de l’indigeste. Pour accentuer le sens du rythme, surtout lors des scènes d’action, nous avons droit à des phrases courtes (cinq/six mots, pas plus), qui hachent le texte déjà si menu que cela en devient vite barbant.
Nous avons aussi droit à l’inévitable idylle, dont le dénouement est tellement téléphoné que son numéro figure en gros sur la couverture de l’annuaire !
Le tout est ponctué de scènes gores et de phrases depuis lors devenues cultes et en bonne place dans mon panthéon de la stupidité, comme ce dialogue :
 « Vous... vous voulez me tuer ?
- Tu as deviné.
- Mais... c'est impossible. Vous ne pouvez pas ! C'est un assassinat..."

Bref, heureusement que ce genre de livre se lit vite. Il n’a droit à sa chronique uniquement parce qu’il fait partie de la collection « Haute Tension »…
Quand je pense que l’ado que je fus en avait apprécié la lecture...


Jason Dark, pseudo obscur de l'écrivain allemand Helmut Rellergerd, est le créateur de John Sinclair, chasseur de spectres. Sa série compte aujourd'hui plus de 1800 titres, est adaptée en version audio, et connais une carrière internationale incroyable. Une petite visite sur ce site germanique vous fera comprendre l’ampleur de cette série mythique.

Bonus habituel, la magnifique couverture originale allemande (par Vicente Ballestar), bien plus jolie à mon gout que la version française !

Quatrième de couverture :
Je me faufilai dans le fourgon à bagages.
Les cinq cercueils étaient bien là, correctement alignés. Peints en noir, luisants et... ouverts !
Les ignobles créatures de la nuit avaient quitté leur macabre refuge pour se disperser dans le train, bien décidés à transformer tous les pauvres voyageurs en monstres avides de sang.
La partie promettait d'être rude.
Un vampire ça va, cinq vampires... bonjour les dégâts !

Vampires en pire, par Jason Dark
Hachette, collection haute tension – Chasseur de Spectres N° 234
Traduction de Monique Leiden
Titre original: Vampir-Express
Illustration de couverture : Richard Martens
Avril 1987. 150 pages
ISBN : 9782010130038


Vampires en pire est ma sixième chronique pour la collection "Haute Tension" .
Lire aussi : "Cercle infernal", "La chambre aux maléfices", "le salon de l'épouvante", "Menaces", "Sommeil de mort",

dimanche 23 août 2015

Sommeil de mort, par Dale Cowan

Haute Tension, collection Spectres - Hachette

Etats-Unis, langue anglaise, traduction en langue française.




Jennie a quitté le sol américain pour rendre visite à sa correspondante Evelyn, en Écosse. Pendant un mois de vacances estivales, elle va pouvoir se dépayser et essayer d'oublier sa rupture avec Tim. Très vite, elle se sent bien auprès de la famille Macdonald, même si les photos qui ornent les murs de sa chambre exercent sur elle une forte impression. Cependant, ses nuits sont bientôt hantées par le fantôme de Fiona, princesse locale légendaire dont l'amour brisé l'a menée à une fin tragique. Mais pourquoi est-ce elle, jeune fille américaine, que le fantôme a choisi de hanter ? Et est-ce vraiment la première fois qu'elle se rend en Écosse, dans cette vie ou... dans une autre ?

Premier titre de la collection dans la série américaine originale, et deuxième chez nous, ce livre ouvre relativement bien la danse en proposant une histoire plutôt prenante, bien écrite et sans trop de fioritures. Oui, je l’accorde, c’est encore l’histoire d’une demoiselle qui vient de rompre avec son p’tit copain, et qui affronte le surnaturel. Mais cette histoire de revenante, aux arômes prononcés de Macbeth (oui, oui, celui de Shakespeare !) est quand même une bonne surprise.
Bonne surprise vraiment bienvenue, car après la lecture des deux livres précédents - sur quatre - de cette collection, je commençais à me demander si je n’allais pas jeter l’éponge (oui, déjà !) renoncer à cet objectif que je m'étais lancé il y a peu d’en relire un maximum. Cela aurait plu à ma correctrice d’épouse (qu’elle soit remerciée en passant, car vous ne le savez pas, mais la lourde charge de relire mes chroniques pour que je ne passe pas pour un horrible ignare nul en orthographe lui incombe, et elle fait un merveilleux travail), qui désapprouve mon choix de chroniquer les titres de cette collection, ce en quoi elle n'a certainement pas tort.
Bref, revenons-en à nos moutons et à Shakespeare… ou pas. Car si l’histoire implique ce qui semble être les descendants des familles Duncan et Macbeth, elle s'appuie aussi sur la revenante dont la folie, à l'instar de celle de Lady Macbeth, hante l’héroïne, la possède, la tourmente afin de faire d'elle l’outil de sa vengeance...
Le rapport avec notre bon William en restera là, car il ne faut pas non plus exagérer et essayer de trouver en ce volume une histoire shakespearienne de haute volée !
Il me faut quand même vous parler de ce petit plus dont jouit le bouquin : l’ambiance fantastique propre à l’Écosse dans laquelle baignent quasiment tous les chapitres, sans que l’auteur en fasse des tonnes. Oh, oui, certes, ce sont des stéréotypes éculés – châteaux en ruines légendaires habités par son fantôme obligatoire, paysages brumeux, ciel bas… – mais pourtant, cette atmosphère est très appréciable. Et c’est plutôt plaisant de se trouver plongé dans l’histoire sans s’en rendre vraiment compte, pour finalement fermer le livre en se disant qu’on vient de passer un agréable moment.
Et n’est-ce pas cela, finalement, le plus important ?

L'auteur semble n'avoir écrit qu'un seul autre livre, paru aux Etats-Unis dans la collection "Sweet Dreams" et intitulé "Campfire Nights"... Je  vous fais une petite traduction, un dessin, ou vous aurez compris par vous-même ?


Bonus habituel, la couverture originale qui, non contente d'être plutôt sympa, colle bien à l'histoire...


Quatrième de couverture :
Au moment où elle allait s'endormir, le plancher craqua dans le couloir, derrière sa porte. Effrayée, Jennie songea immédiatement à la prière, accrochée au mur dans son vieux cadre gothique :
" Des vampires et des fantômes,
Des bêtes aux pattes velues
Et des créatures qui rôdent dans la nuit,
Délivrez-nous, Seigneur... "
En se rendant chez son amie Evelyn en Écosse, Jennie espérait vivre un été qui ne ressemblerait à aucun autre.
Malheureusement, elle ne s'était pas trompée.


Sommeil de mort, par Dale Cowan
Hachette, collection haute tension – spectres N° 201
Traduction de Jacqueline Jude
Titre original: Deadly Sleep, collection Twilight: Where Darkness Begins #1
Illustration de couverture : Richard Martens
Avril 1985. 160 pages
ISBN : 9782010095832


Sommeil de mort est ma cinquième chronique pour la collection "Haute Tension" .
Lire aussi : "Cercle infernal", "La chambre aux maléfices", "le salon de l'épouvante", "Menaces"