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lundi 21 juillet 2025

La barque des morts, par Jason Dark

Haute Tension, collection Spectres John Sinclair - Hachette

Allemagne, langue allemande, traduction en langue française.



Gene Ferguson
, conservateur d'un petit musée d'art égyptien situé en plein cœur de Londres, vient de disparaître, alors qu'il venait tout juste de demander de l'aide à Jason Dark... Son petit musée semble hanté !

A son arrivée, Jason Dark retrouve le corps sans vie du gardien et doit faire face à son assassin, qui n'est autre que la statue d'Anubis sous sa forme de chacal, qui a pris vie et a égorgé le pauvre Gene Ferguson...

Après avoir appelé la police criminelle, Jason Dark descend dans les caves du musée pour y retrouver, enfermé dans une caisse, l'égyptologue James Barkley, qui a importé la statue d'Anubis, seule statue véritable du musée qui ne contient quasiment que des copies. Il était là pour évaluer la qualité de ces dernières quand Gene Ferguson l'a sans doute pris pour un cambrioleur, l'a roué de coups et enfermé dans la caisse. Il ne croit pas Jason Dark quand il lui raconte les faits, surtout quand il lui apprend que la statue a pris vie!

Sur le Nil, un pêcheur du nom de Sadir et son fils Ghamal, se voient contraint de remettre à l'eau toute leur pêche : les poissons sont malades, invendables. Ghamal raconte alors qu'il pense avoir vu la barque mortuaire d'Anubis. Sadir mal à l'aise remonte sur le pont pour y découvre avec effrois que, sortant des eaux sombres du fleuve, une momie est en train de grimper dans sa felouque...

John Sinclair, Pang Lim et le professeur Barkley se retrouvent alors en Égypte pour aller voir le mastaba dans lequel la statue et un parchemin ont été découverts. Ils sont sur un bateau de croisière qui descend le Nil pour s'y rendre.

La felouque de Sadir et Ghamal rentre en collision avec le bateau. Le père a été tué par la momie et le fils a sauté à l'eau. Il est recueilli un peu plus loin, quand la barque mortuaire aperçue peu avant et qui poursuivait le bateau des pêcheurs aborde le bateau de croisière ! Bien entendu, elle passe à travers ce dernier, car c'est un vaisseau fantôme. Elle est plus tard découverte sur le pont, et le sarcophage du grand prêtre maléfique Per-nio (!) est vide. Des momies envahissent alors le navire.

John Sinclair et le professeur sont contraints de monter sur la barque mortuaire (mais pas Pang Lim, qui n'intéresse pas le prêtre ! Sympa...)

Du coup, une fois la barque mortuaire partie à destination du mastaba avec son équipage, Pang Lim vole un bateau de secours motorisé et part à leur poursuite. En route, le jeune pêcheur Ghamal (qui s'était accroché aux cordages, car il veut venger son défunt père) embarque dans son bateau.

Lors de la confrontation finale, la momie de Per-nio, très bavarde et vraiment trop gentille, raconte toute son histoire à John Sinclair ! Juste avant, la barque atteint le mastaba dans lequel elle pénètre. Alors que John et le professeur sont emmenés dans les ténèbres, le mastaba se referme sur eux ...


Ah, là, là... Si vous ne m'arrêtez pas, je vais vous raconter tout le bouquin, moi, à cette allure ! Faut m'le dire, hein, parce que sinon, vous n'allez plus avoir besoin de le lire, alors que mes chroniques de John Sinclair vous donnent toujours envie de lire les livres derrière.

Si, si, inutile de le nier.

Bon, je dois vous avouer que le passage des deux pécheurs dans leur felouque qui se font aborder par la momie sortie des eaux sombres est vraiment bien écrit et vaut, à lui seul, l'effort de lire ce bouquin.

Autre aveu, et vous allez m'en vouloir trèèès fort : je commence sérieusement à prendre goût aux aventures de John Sinclair. Parce que je me suis rendu compte que ce dont souffraient principalement ces histoires, ce sont leurs traductions. Alors, pour vous faire plaisir, j'ai maintenant sur mes rayonnages la quasi-dizaine de volumes sortis chez Fleuve Noir (de meilleure facture niveau langue française) et plusieurs dizaines de fascicules en allemand que je vais me faire le plaisir de lire pour vous et ce blog !

Alors, hum ? Heureux ?



Jason Dark, pseudo pas si obscur que ça de l'écrivain allemand Helmut Rellergerd, est le créateur de John Sinclair, chasseur de spectres. Sa série qui compte  aujourd'hui plus de 2400 titres, est adaptée en version audio et connait une carrière internationale incroyable. Une petite visite sur ce site germanique vous fera comprendre l’ampleur de cette série mythique.

Bonus momifié, la couverture originale allemande, au bon goût parcheminé :
 

Quatrième de couverture :
Je sentis soudain une présence dans la pénombre du musée, comme si les statues des dieux s'animaient d'une vie lugubre.
Je déplaçai lentement le faisceau de ma lampe, et tout à coup mon geste se figea.
Ferguson gisait sur le sol !
Cet homme était le seul qui pouvait m'aider à percer le mystère. Malheureusement, il ne parlerait plus jamais. Il ne me restait qu'à reprendre cette étrange affaire de fantôme depuis le début...

La barque des morts, par Jason Dark
Hachette, collection Haute Tension – Chasseur de Spectres N° 224
Traduction de Alain Royer
Titre original: Anubis-Wächter im Totenreich
Illustration de couverture : Jean-Jacques Vincent
Octobre 1986. 154 pages
ISBN : 9782010115783
 
 
La barque des morts est ma quatorzième chronique pour la collection "Haute Tension"  (eh oui...)

dimanche 6 décembre 2020

Roses rouge sang, par Sarah Armstrong

Haute Tension, collection Spectres - Hachette

Etats-Unis, langue anglaise, traduction en langue française.

Alors qu'elle vient d’emménager dans une nouvelle ville, après avoir bougé au grès des multiples mutations de son père, Kate a un peu de mal à s'intégrer. Un jour, elle déniche chez un brocanteur un vieux miroir qui la fascine et décide de l'acheter, éveillant ainsi la rivalité d'une de ses camarades de classe qui, elle aussi, était attirée par l'antique objet. Mais peut-être n'est-ce pas les jeunes filles qui le choisissent, mais bien le miroir qui choisit sa nouvelle propriétaire pour mieux la... posséder. Ainsi après de nombreux cauchemars et des colères incontrôlables qui éveillent en elle des envies de meurtres, Kate se retrouve soudain débarrassée du miroir et, de ce fait, de l'envoutement.
Pour elle débute alors une mission : sauver de la malédiction la nouvelle propriétaire...

Sorti de l'effroyable Le trésor des duides, j'avais envie de renouer avec un bon Haute Tension. Ce livre Roses rouge sang, outre son titre plus qu'attirant (pour pas dire presque fascinant) jouit auprès des rares lecteurs croisés sur la toile d'une réputation pas trop mauvaise (une lectrice de ce blog l'a même mentionné dans un commentaire sur la page dédiée à la collection). Succès auprès des lecteurs, sans doute, et donc certainement en tête des ventes dans cette collection, comme il fait partie des rares titres réédités par Hachette, dans la sous collection Hit Parade.
Ben... j'ai été déçu. Je ne m’attendais pas à lire un truc époustouflant au suspens insoutenable. Je ne m'attendais pas non plus à découvrir de hautes envolées littéraires. Mais j'attendais au moins une bonne intrigue, une bonne idée, un style agréable... et je n'ai pas eu tout ça. C'est loin d'être super bien écrit, c'est plein de points d'exclamation et c'est vraiment basique de chez basique au niveau possession, cauchemars et tout le tintouin. On a plein de verbiages inutiles qui remplissent parfois plusieurs pages (remplissage élémentaire pour tenir le cahier des charges, quand on a une idée si maigre qu'elle supporterait le format nouvelle et non court roman). Et puis à aucun moment on ne croit à ce qui se passe. Les héroïnes sont insignifiantes, n'ont aucune personnalité jusqu'à - SPOIL - la jeune sorcière elle même, dont on se demande bien ce qu'elle est venue foutre dans ce miroir, et qui se fait avoir d'une manière vraiment stupide - FINI, LE SPOIL - Bref, j'ai lu ce livre sans plaisir. Et c'est bien dommage, car je sais que, même si l'idée est éculée et exploitée dans maints ouvrages (la possession d'objet est quelque chose qui peut, bien maitrisée, mener à de magnifiques histoires), c'est ici bâclé et, finalement, sans intérêt.
Mais je vais persister, car j'ai déjà eu de bonnes surprises avec certains titres de cette collection. Et je sais, je sens, que le prochain sera le bon ! En vrai : il le faut.
Heureusement que ça se lit vite et puis, finalement, c'était loin d'être aussi chiant qu'un annuaire ou, pire, qu'un John Sinclair !
Au suivant...


Sarah Armstrong n'a pas sortit énormément de livres, juste une poignée. Il est cependant amusant de découvrir, alors que je fais quelques recherches sur elle pour agrémenter cette chronique, que son dernier roman The Wolves of Leninsky Park est sorti il n'y a qu'un peu plus d'un an (février 2019 pour être précis). Cela me fait donc penser qu'elle a délaissé la littérature pour ados au profit de romans adultes...

C'est devenue une coutume ici, à chaque livre Haute Tension sa couverture originale...



Quatrième de couverture :
Kate se réveilla en sursaut au milieu de la nuit. C'était la seconde fois qu'un horrible cauchemar la terrifiait à ce point.
"Que m'arrive-t-il ? se demanda-t-elle effrayée. J'ai l'impression de plus être moi-même."
Kate ne croyait pas si bien dire. Depuis le jour où elle avait fait l'acquisition de ce vieux miroir, elle vivait, sans le savoir, sous l'emprise d'une créature démoniaque qui prenait peu à peu possession de son âme.

Roses rouge sang, par Sarah Armstrong
Hachette, collection haute tension – spectres N° 205
Traduction de Jackie Landreaux
Titre original: Blood red roses, collection Twilight: Where Darkness Begins #8
Illustration de couverture : Jean-Jacques Vincent
Juin 1986. 153 pages
ISBN : 9782010108792


Roses rouge sang est ma dixième chronique pour la collection "Haute Tension" .
Lire aussi : "Cercle infernal", "La chambre aux maléfices", "le salon de l'épouvante", "Menaces", "Sommeil de mort","Vampires en pire", "La terreur des Tongs", "Les fantômes du marais", "Le trésor des druides"




dimanche 29 novembre 2020

Le trésor des druides, par Jason Dark

Haute Tension, collection Spectres John Sinclair - Hachette

Allemagne, langue allemande, traduction en langue française.


Alors qu'il est en train de manger sa salade dans un restaurant, l'échauffement inhabituel de la croix qu'il porte sur sa poitrine alerte John Sinclair d'un danger imminent. C'est le réveil de la magie des druides, dont il connaît si peu de choses.
Les hommes gris, gardiens d'Aibon, n'allaient pas tarder à bientôt lui fondre dessus, avant même qu'il ne prenne connaissance de cette mission qu'ils lui interdisaient d'accepter (Confus ? Normale !).

Comme notre héros s'est (encore une fois) fait kidnapper, c'est Pang Lim, son acolyte et co-équipier, qui se retrouve seul à mener une double enquête : expliquer le mystère du trésor des druides et... retrouver John Sinclair !

Je suis masochiste. Et oui, je ne le répéterai jamais assez : ma-so-chiste !
La lecture de Vampires en pire et de La terreur des tongs aurait dû me suffire, mais non, j'en reprend une dose. Car il en est ainsi du cerveau débile de votre humble serviteur, l'expérience, même la pire, ne lui suffit pas pour lui faire garder (ou à défaut retrouver) raison.
Ainsi donc, à peine revenu d'Emmaüs (grand pourvoyeur de livres devant l'éternel) avec en main ce nouveau bouquin que je n'avais pas encore dans la collec', me voici plongé dans l'histoire extraordinaire de ces druides qui brillent - vu que ce sont des fantômes - qui protègent le trésor d'une druidesse enterrée vivante avec le trésor, parce qu'elle a été punie.
Même que dans cet épisode, John Sinclair (qui est encore celui qui n'en fout pas une et à qui il arrive un tas de merdes que c'est pas possible pour un seul homme qu'il arrive autant de merdes) se retrouve mort. Mais pas que, vu qu'il traverse les limbes afin de pouvoir ressusciter et réapparaitre... de la tombe de la druidesse punie/enterrée vivante et pas contente.
Alors, bon, c'est moins pire que les deux précédents. Mais en fait, si. C'est le même déballage de grands n'importe quoi, d'aberrations et d'inepties qui nous mène à taton aux fils des pages incertaines, jusqu'à atteindre la dernière dans un grand souffle de soulagement.
Dès le début c'est un florilège... exemples : l'une des portes me heurta dans le dos, me faisant reculer de quelques pas. Ou bien encore le nom de ce grand industriel anglais, Aaron Steel, qui fait commerce de l'acier (pour les non-anglophones, acier se dit steel en anglais).
Il faut admettre que quelques passages sont presque beaux (mais n’exagérons rien tout de même, hein !), comme: Cette obscurité absolue devenait une prison contre laquelle je ne pouvais rien tenter.
Je dois avouer que j'ai tenu bon d'une seule traite, ne fermant qu'une fois le livre pour aller aux toilettes (et avec le recul, je me dis que j'aurais très bien pu l'emmener avec moi à ce moment là, ça n'aurait pas changer grand chose à ma perception de l'histoire).
À bien y penser, ma tête devait sûrement ressembler à celles de la couverture tout le long de la lecture...
Voilà, je peux faire une croix devant ce titre sur la liste des Haute Tension. Pour le prochain, je vais m'attaquer à Roses rouge sang qui, parait-il, est un des meilleurs de la collection, histoire de lire une bonne histoire. Je pense que ça devient urgent...
Au suivant...

Jason Dark, pseudo obscur de l'écrivain allemand Helmut Rellergerd, est le créateur de John Sinclair, chasseur de spectres. Sa série comptant aujourd'hui plus de 1800 titres, est adaptée en version audio et connait une carrière internationale incroyable. Une petite visite sur ce site germanique vous fera comprendre l’ampleur de cette série mythique.

Bonus habituel, la couverture originale allemande , avec son joli petit squelette vert !

Quatrième de couverture :
Le visage de l'inconnu demeurait impassible. Aucune lueur ne brillait dans son regard.
J'avais en face de moi un des redoutables Hommes en Gris ! Il ouvrit lentement la main. Quelque chose de vert brillait entre ses doigts. Une pierre... Une pierre druidique !
Je fus aussitôt projeté dans un tourbillon d'une violence inouie. La voix de l'Homme en Gris résonna au loin :
« Celui qui cherche à s'emparer du Trésor des druides doit mourir ! »

Le trésor des druides, par Jason Dark
Hachette, collection Haute Tension – Chasseur de Spectres N° 226
Traduction de Jeanne-Marie Gaillard-Paquet
Titre original: Der Druiden-Schatz
Illustration de couverture : Jean-Jacques Vincent
Novembre 1986. 153 pages
ISBN : 9782010115806



Le trésor des druides est ma neuvième chronique pour la collection "Haute Tension" .
Lire aussi : "Cercle infernal", "La chambre aux maléfices", "le salon de l'épouvante", "Menaces", "Sommeil de mort","Vampires en pire", "La terreur des Tongs", "Les fantômes du marais"

dimanche 19 novembre 2017

La terreur des Tongs, par Jason Dark

Haute Tension, collection Spectres John Sinclair - Hachette

Allemagne, langue allemande, traduction en langue française.


Le vieux Mahdi, grand prêtre qui a voué sa vie à la déesse Kali, est sur le point de mourir. Mais il peut obtenir l'immortalité si son homme de main, le docteur Rasana - aidé de ses six serviteurs, les tongs - lui rapportent les têtes des pires ennemis de la déesse, afin qu'elle puisse changer son collier. Ils ont sept jours pour accomplir leur mission.
Quand le corps décapité de Malcolm Dunnings, inspecteur à la brigade des stupéfiants, est repêché dans la Tamise, Scotland Yard fait appel à Jason Dark et son acolyte Pang Lim pour enquêter. Non que la victime manqua d'ennemis, mais le caractère rituel de son assassinat nécessite leur intervention...

Je suis masochiste. Après la lecture de l'effroyable "vampires en pire", j'aurais pu définitivement abandonner cette collection Haute Tension. Mais je suis un masochiste têtu. Alors j'insiste lourdement et y retourne. Et non content d'en reprendre une louche, je persiste avec un nouveau titre de la série "John Sinclair".
Après la bonne bosse de rire provoquée par cette couverture improbable à l'effigie d'un Keupon/iroquois/extra-terrestre aux couleurs fluo ignobles, je me suis résolu à plonger dans cette nouvelle aventure.
L'adage dit "il ne faut pas juger d'un livre à sa couverture"... Mais parfois, quand même, il ne faut pas prendre en compte la pseudo grande sagesse de ces adages et suivre son instinct qui nous dit de fuir avant qu'il ne soit trop tard !
Ça commence pourtant plutôt bien, l’idée est pas mal, le style est bon (ce n'est pas le même traducteur que vampires), même s'il nous est donné dès le départ de connaître le coupable (c'est une méthode qui a déjà fait ses preuves, mais qui n'est efficace qu'entre des mains de maître) et l'action du premier crime est plutôt bien menée. Mais bientôt, nous avons à faire face à un grand n'importe quoi ponctué de petites aberrations, pour finalement aboutir à un beau gâchis. Nous avons même droit à un semblant de rebondissement tellement évident qu'il remet la palme de l'amateurisme à ce détective de l'ombre qui, au lieu de tomber dans un piège aussi grotesque, aurait mieux fait d'y rester... dans l'ombre. Il n'y a pas réellement d'enquête, juste un mélange d'événements qui mène par hasard au dénouement... Dommage ! Ce livre aurait pût être au mieux distrayant. Au suivant...


Jason Dark, pseudo obscur de l'écrivain allemand Helmut Rellergerd, est le créateur de John Sinclair, chasseur de spectres. Sa série comptant aujourd'hui plus de 1800 titres, est adaptée en version audio et connait une carrière internationale incroyable. Une petite visite sur ce site germanique vous fera comprendre l’ampleur de cette série mythique.

Bonus habituel, la couverture originale allemande (par Vicente Ballestar), bien plus jolie à mon gout que la version française !

Quatrième de couverture :
La fenêtre s'ouvrit violemment pour livrer passage à une silhouette terrifiante qui bondit dans la pièce et se rua sur la jeune Indienne.
John Sinclair comprit tout de suite qu'il avait affaire à un " Tong ". Le coutelas que celui-ci tenait entre ses dents en disait long sur ses intentions meurtrières. Deux petites têtes de mort dansaient au fond de ses pupilles.
Plus de doute, les fidèles de la déesse Kali avaient envahi Londres pour rechercher les têtes humaines qui devaient orner le collier de leur redoutable maîtresse.

La terreur des Tongs, par Jason Dark
Hachette, collection Haute Tension – Chasseur de Spectres N° 242
Traduction de Alain Royer
Titre original: Terror der Tongs
Illustration de couverture : Jean-Jacques Vincent
1988. 158 pages
ISBN : 9782010132230


La terreur des Tongs est ma septième chronique pour la collection "Haute Tension" .
Lire aussi : "Cercle infernal", "La chambre aux maléfices", "le salon de l'épouvante", "Menaces", "Sommeil de mort", "Vampires en pire"


jeudi 30 avril 2015

Menaces, par Amanda Byron

Haute Tension, Spectres - Hachette, 1986

États-Unis, langue anglaise, traduction langue française.


Loïs est étudiante en secrétariat et rédactrice dans le journal le plus lu du campus. Elle vit avec sa mère, souvent en déplacement, et sa tante, régulièrement de garde à l’hôpital. Son petit ami, Ronnie, est un beau jeune homme blond aux yeux bleus. Il se destine à une carrière politique, et elle, indécise, à le suivre à l’Université Capitole. Sportif, Ronnie ne brille cependant pas au sein de son équipe de basket. Il en devient pourtant capitaine après quelques magouilles, et surtout un engagement qu’il prend au nom de Loïs, pour qu’elle écrive un papier favorisant un de ses copains durant des élections locales.
Quand la jeune étudiante découvre des menaces en bas de son exercice de dactylographie, elle est choquée. D’autant qu’il lui semble être elle-même la responsable de ces menaces, comme si elle les avait inscrites dans un état second. Pour Katie, sa meilleure amie, il n’y a pas de doute possible : c’est Ronnie qui par ce biais fait pression sur elle.
Mais bientôt les menaces se font plus lourdes, et Loïs va bientôt avoir la preuve que quelqu’un essaye de communiquer avec elle. Quelqu’un qui n’est pas de ce monde…

Voilà une histoire intéressante. Un jeune homme aux dents longues qui utilise sa petite amie à des fins politiques (même si cela ne dépasse pas le cadre du campus), et une jeune fille harcelée par un fantôme. Oui, plutôt alléchant, même ! Sauf que ce bouquin est chiant.
Il faut attendre plus d’une centaine de pages (oui, 100 !) pour enfin entrer dans le vif du sujet. Car jusque là, tout n'est que romance à deux sous, redites, promesses, doutes, avec de temps en temps un petit événement qui vient piquer notre curiosité.
Cent pages avant que le fantastique ne se révèle vraiment. Certes, il y avait quelques petits signes étranges – les menaces – mais pfiuuu, j’ai bien failli lâcher prise et jeter l’éponge avant la fin. S'il n’y avait eu ce challenge lancé il y a peu sur cette collection, j’aurais certainement rangé ce bouquin sur la plus haute et la moins éclairée des étagères, avant de le finir.
Mais j’ai tenu bon et je m’en félicite. Car ce livre ne fait pas que cent misérables pages. C’est donc cette étape franchie, que soudain tout se précipite.
Finies les (trop nombreuses) histoires d’amour. Nous nous trouvons plongés dans le vif du sujet, baignant dans le fantastique à peine effleuré auparavant dans ce que l’on peut désormais qualifier de longue, très longue mise en situation.
Et l’idée s’avère très bonne, voire excellente, avec un crescendo frôlant la perfection jusqu’au dénouement. Sérieusement, j’ai pris mon pied et ai été parcouru d’une réelle satisfaction quand j’ai fermé le livre. Comme quoi, la patience, le courage et la persévérance portent leurs fruits.
Au final, nous nous retrouvons avec un livre qui remplit son devoir, nous distraire en nous faisant frissonner un peu, mais qui traîne des pieds au démarrage.
Ah, petit test pour voir si vous avez bien lu ma chronique : quel est le sport pratiqué par Ronnie, le petit ami de l’héroïne ? Non, non, n’allez surtout pas chercher la réponse sur la couverture !

Concernant l’auteure, petites recherches habituelles sur le net, et voilà ce qu’il en ressort : Amanda Byron semble n'avoir écrit qu'un seul titre...

Et le bonus final, la couverture originale de l’édition américaine, qui cette fois-ci ne reprend qu’une anecdotique séquence du livre et ne révèle en rien la teneur de l’histoire (ni même le sport pratiqué par Ronnie) !

 
Quatrième de couverture :
Loïs fut parcourue d'un frisson de terreur en apercevant au bas de la page ces quelques mots dactylographiés :
" Je te hais. Prends garde ! "
Une force invisible s'était de nouveau emparée de son esprit et de ses doigts pour la forcer à taper inconsciemment des mots lourds de menace.
Loïs avait l'impression de devenir folle. Il lui fallait absolument découvrir le sens caché de ces horribles messages envoyés par un être surgi non pas du passé mais... du futur.


Menace, par Amanda Byron
Hachette, collection haute tension - spectres N° 220
Traduction de Philippe Rouard
Titre original : The Warning, collection Twilight : where darknees begins #23
Illustration couverture : Jean-Jacques Vincent

Juin 1986. 160 pages

ISBN : 9782010118517

Menaces est ma quatrième chronique pour la collection "Haute Tension" .
Lire aussi : "Cercle infernal", "La chambre aux maléfices", "le salon de l'épouvante"

jeudi 13 novembre 2014

La chambre aux maléfices, par J. Patton Smith

Haute tension, spectres - Hachette, 1985

États-Unis, langue anglaise, traduction langue française.



Lisa Emery, jeune fille de 16 ans, voit ses parents se déchirer jour après jour.
C’est pourquoi sa mère décide de l’envoyer vivre chez une grand-tante qu’elle connaît à peine, mais qui est le dernier membre de la famille susceptible de pouvoir accueillir sa fille. Un moyen pour les parents de faire le point, et de picoler tranquille loin du regard de leur enfant.
Laissant derrière elle ses amis et ses souvenirs d’enfance, Lisa arrive dans la froide et lugubre maison de sa grand-tante Nikki, où elle loge dans la chambre de bonne, non loin de la cuisine. C’est que la maison est grande, et seules trois pièces sont chauffées… Sa chambre a cependant la particularité de donner sur la maison voisine, et c’est à l’une des fenêtres de cette bâtisse tout aussi lugubre qu’elle aperçoit la silhouette d’une fille de son âge, qui bientôt lui fait signe de la rejoindre.
Ainsi fait elle la connaissance de Marie Worthington, qui a l’air un peu fofolle, et dont les goûts musicaux tant que cinématographiques sont absolument désuets, hors du temps. Mais très vite elles se lient d’amitié, malgré l’interdiction formelle promulguée par sa grand-tante de se rendre dans cette maison qu’elle prétend habitée par un vieux fou.
Elle fait aussi la connaissance de Greg, un jeune homme du coin, qui va lui raconter le drame vécu par la famille Worthington il y a plusieurs décennies de cela.
De plus, Lisa découvre bientôt la vraie personnalité du vieux fou d’à côté, qui lui raconte sa version des faits, et lui fait prendre conscience des esprits qui hantent les lieux…
À son corps défendant, Lisa se retrouve alors transportée dans le temps, pour revivre inlassablement cette date fatidique du drame. Cela lui permettra finalement de venir en aide à sa nouvelle amie, de découvrir le coupable, de libérer les âmes prisonnières du temps, et soulager les lieux de ses terribles souvenirs… et ainsi se réconcilier avec sa grand-tante Nikki, avec qui elle n’avait eu jusque là que des rapports conflictuels.

La lecture de ce volume est plus qu’agréable. Certes, le texte souffre parfois de maladresses, mais l’histoire est tellement prenante – même si on devine très rapidement qui tient le rôle des vivants et celui des… morts – qu’on fait très vite abstraction de ces faiblesses.
Il y a un petit paragraphe qui revient souvent, comme une rengaine, ou plutôt un leitmotiv. Même s’il est d’un ton plutôt joyeux, il confère à cette histoire une certaine mélancolie, glissant vers une tristesse absolue à mesure qu'on avance dans le récit. Et je trouve ce procédé plutôt bienvenu dans ce genre de littérature.
Autre point positif : le coupable reste inconnu jusqu’à la fin, et des petits passages ambigus, placés au bon moment, viennent semer le doute de façon magistrale quand on pense avoir compris. Ce qui fait qu’on se laisse mener ainsi au bout sans s’en rendre compte…
Bien, basiquement, nous avons à faire ici à une histoire de fantôme et de possession somme toute assez classique. Mais encore une fois, la narration bien menée sait nous tenir en haleine jusqu’au dénouement. Et comme j’adore les histoires de fantôme et d’âmes maudites, j’ai beaucoup aimé !
Alors oublions un instant les canons littéraires, ainsi que le type de lectorat visé par cette collection : nous avons ici un livre plutôt bien écrit, une intrigue rondement menée, pour un moment de lecture plaisant qui laisse de bons souvenirs. Et je pense, ma mémoire étant parfois soumise à des soubresauts de vaillance, que ce titre faisait partie de ceux que j’avais lus dans ma jeunesse, et qu’il m’avait déjà laissée une petite empreinte plutôt positive.
Au-delà du drame, noyau de ce récit, il y a aussi et surtout une vengeance et un amour hors du temps, qui viennent étoffer une histoire dont on a du mal à se sortir, pour passer aux frivolités futiles de la vie réelle…

A propos de l'auteur, et bien pas grand chose à dire une fois de plus, seulement qu'elle semble n'avoir écrit qu'un seul autre livre, inédit en France, The Ghost in the Swing en 1973...

Bonus, la couverture originale qui en dit bien plus sur le contenu du livre que la couverture française... :

Quatrième de couverture :
En gravissant lentement les marches du perron, Lisa songea soudain aux paroles angoissées de sa tante :
 "La maison d'en face est habitée par un vieux fou solitaire et dangereux. Surtout, ne t'en approche jamais. JAMAIS !"
Poussée par une force obscure, Lisa franchit néanmoins le seuil de la sinistre demeure.
Elle s'apprêtait à faire un inquiétant voyage dans le passé, au risque de ne jamais en revenir...



La chambre aux maléfices, par Janet Patton Smith
Hachette, collection haute tension - spectres N° 213
Traduction de Philippe Rouard
Titre original : The Twisted Room, collection Twilight : where darknees begins #12
Illustration couverture : Jean-Jacques Vincent

Novembre 1985. 160 pages

ISBN : 9782010113246

La chambre aux maléfices est ma seconde chronique pour la collection "Haute Tension" .
Lire aussi : "Cercle infernal"