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jeudi 2 juillet 2015

Babel 17, par Samuel Delany

J'ai Lu, 1980

États-Unis, langue anglaise, traduction langue française.


Rydra Wong, ancienne membre du chiffre et poétesse reconnue dans les mondes des cinq galaxies, se voit confier le déchiffrement d’un code qui semble impossible à pénétrer : Babel 17. Elle se rend bien vite compte qu’il ne s’agit pas d’un code, mais d’une langue à part entière. Elle, qui en maîtrise pas loin d’une dizaine – terrestres et extra-terrestres – semble cependant avoir du fil à retordre face à cette nouvelle inconnue. Elle s’embarque donc pour un voyage spatial qui, elle l’espère, l’aidera à découvrir des indices lui permettant de trouver les clés de cette langue redoutable, car utilisée par des envahisseurs avant chaque attaque vers la Terre et ses planètes.

Il y a encore quelques mois de cela, je clamais haut et fort à qui voulait bien l’entendre que je n’étais pas trop SF, même si j'ai tout de même dévoré le cycle des robots d'Isaac Asimov, l'œuvre presque intégrale de Ray Bradbury et ai sans doute lu quelques nouvelles du genre de-ci de-là dans ma prime jeunesse. On peut même pousser le vice jusqu’à inclure certains auteurs du début du siècle dernier, tel H.P. Lovecraft, dont les premières traductions en français sont parues dans la célèbre collection Présence du Futur de Denoël.
Mais mon amour pour la littérature dite fantastique, celle de l’horreur et autres histoires de fantômes, est bien plus profond, car né de la découverte d’Edgar Poe vers l’âge de dix ans et d'auteurs dont je ne dresserai pas la liste ici, de crainte qu’elle soit aussi longue qu’inutile.
Quoi qu’il en soit, je découvrais au hasard d’une chronique d’un ami (A.C. de Haenne) ce challenge Morwenna, qui proposait une liste de classiques de la SF. Ce challenge fut une sorte de déclic, un prétexte, une raison pour me plonger dans ces œuvres et parfaire ainsi ma culture dans ce genre et diable, me rendre compte à quel point c'est bien, la science-fiction !
Ainsi ai-je eu le plaisir indicible de lire jusqu’ici « Demain les chiens » et « 2001, l’odyssée de l’espace ». Ils étaient déjà sur mes étagères depuis de nombreuses années.
Pour ma troisième participation à ce challenge, je voulais lire un auteur dont je ne connaissais rien, ni le nom, ni l’œuvre. Mon choix s’est tourné vers «Babel 17 », livre trouvé au détour des rayons de mon bouquiniste préféré il y a quelques semaines.
Voilà donc qu’après cette entrée en matière indigeste et plus longue que ne le permet la raison, je vous livre mon sentiment sur cette œuvre.
L’univers de Samuel Delany est riche de descriptions pointues et précises, tant au niveau des protagonistes que des lieux, paysages et univers. C’est un véritable délice de trouvailles et un régal de lecture que de se trouver immergé dans ce monde futur, même s’il est sombre et déprimant. Les personnages sont tous dotés d'un caractère bien trempé, parfaitement exploité, que ce soit individuellement ou lors d’interaction avec les autres. Ceci pour dire que nous avons à faire là à un auteur qui maîtrise avec intelligence le processus de narration, pour nous immerger totalement dans son récit.
Il y a cependant parfois une sorte surenchère dans la description technique des actions ou des événements qui, même si elle démontre une culture imposante de la part de l’auteur, et même si elle doit certainement faire jubiler les plus matheux et les plus scientifiques d’entre nous, m’a un peu lassé et blasé. J’ai pourtant essayé de mettre en éveil tous mes neurones afin de me concentrer le plus possible, mais certains passages sont vraiment difficiles à ingérer.
Il en est d’ailleurs ainsi de la complexité du langage dont il est question dans ce livre, celui-là même qui lui donne son titre. Car il ne faut pas oublier que, derrière le côté space opera de la mission spatiale narré au fil des pages, il y a cette quête du langage, cette mission de compréhension et de déchiffrement et surtout, surtout, d’interprétation de ce qu’induit ce langage dans le comportement de ceux qui le parlent (l’enseigne), et plus encore de ceux qui l’entendent (l’apprennent) !
Et c’est là que je tire mon chapeau, bave de plaisir, et en redemande : de ce que j’ai compris (et la réserve est donc de mise), nous avons là une œuvre d’anticipation qui nous met en garde contre l’aliénation de l’individualisme face à certaines idées, mais qui nous permet aussi de nous poser la question sur l’influence que peut avoir un langage sur l’être humain quant à sa compréhension, son appréhension du monde qui l’entoure. Le déclic survient quand le personnage appelé le Boucher permet à Rydra de comprendre non pas le fonctionnement de Babel 17, mais son pouvoir et son usage. De part l'annihilation de la personnalité, de la notion du "je" mais aussi du "tu" qu'il provoque, elle réalise qu'il s'agit bien plus d'une arme que d'une langue. Je n'ai pas pu m’empêcher de transposer l'idée de la perte de ces notions sur les champs de batailles : en effet, "je" ne tire pas sur "tu", "je" ne cherche même pas à veiller sur sa propre survie. "Je" devient un élément indissociable d'un "tout" appelé une armée, ce "tout" se battant machinalement suite aux ordres donnés contre un autre "tout" appelé ennemi. Deux entités identiques qui luttent pour la même chose, sans but personnel précis, et surtout exempt de toute notion de l'individu
Ce livre qui parfois m'a ennuyé - je dois l'avouer - et pour la lecture duquel il m'a fallu beaucoup de temps, m'est devenu inévitablement un livre essentiel. L'air de rien, il m'a donné quelques clés essentielles pour aborder sous un autre angle la possibilité d'un semblant de réponse à une question que je me pose depuis de très nombreuses années : comment l'homme peut-il à ce point perdre toute notion élémentaire d'humanité quand il se trouve envoyé au front ? Comment survient cette abnégation lui permettant de tirer sur son semblable sans aucune forme de réflexion, simplement parce qu'on lui a dit que c'était un ennemi ?

En résulte, et ce sera ici ma conclusion, un livre qui se lit avec attention, qui demande parfois une concentration accrue (donc à éviter le soir après la tisane), et de ce fait remue la cervelle, ce qui fait du bien !


Samuel Ray Delany est un auteur afro-américain né à Harlem en 1942, nous apprend le net. Il est l’auteur de quelques classiques de la SF, dont Babel 17, l’intersection Einstein ou encore Nova. Il est aujourd’hui professeur d’université.


Babel 17, par Samuel Delany
J'ai lu
Traduction de Mimi Perrin
Titre original : Babel 17
Illustration couverture : Christopher Foss

4éme trimestre 1980. 284 pages
ISBN : 2277211273

http://laprophetiedesanes.blogspot.fr/

Cette chronique fait partie du challenge Morwenna's List, instigué par la prophétie des ânes.

Le challenge est terminé maintenant, mais de nombreux titres de la liste s'étant greffé à ma PàL, ce n'est pas fini pour moi !

dimanche 14 juin 2015

2001, l'odyssée de l'espace, par Arthur C. Clarke


J'ai Lu, 1978

États-Unis, langue anglaise, traduction langue française.



L’apparition d’un monolithe sur la terre, en ce reculé temps préhistorique, semble avoir joué un rôle important sur l’évolution des primates, souche de l’humanité. Mais quel rôle joue-t-il, ce monolithe découvert par les hommes, enfoui sous la cendre lunaire ?
C’est le mystère que plante le début de cette odyssée, qui nous mènera aux confins de l’espace et bien au-delà, nous projetant au fin fond de l’univers le plus insondable qui soit : nous-mêmes…

Voilà un livre pour lequel j’avais une terrible appréhension.
Un monument de la SF, pendant littéraire d’un film monumental et culte que je n’ai jamais compris.
Certes, j’étais tout jeune quand je l’ai vu. Mais il m’a laissé le souvenir d’un film magnifique, aux images époustouflantes bercées d’une B.O. atemporelle, tout ceci formant le terreau fertile sur lequel a poussé une excessive frustration, comparable à celle que l’on ressent lors d’un rendez-vous manqué.
Le challenge Morwenna (pour lequel j’ai déjà lu et chroniqué « Demain les chiens ») me donne l’occasion de surmonter cette appréhension, pour en découdre une bonne fois pour toutes avec ces livres qui me pétrifient depuis mon plus jeune âge, tout en me faisant envie.
Je ne peux poursuivre plus avant cette chronique sans ajouter la petite anecdote personnelle derrière le livre lui-même. Il fait partie de la collection récupérée de feu mon frangin (souvenez-vous). Ce livre a donc une histoire, avec cette particularité d’avoir ses pages légèrement gondolées. En entendant le léger craquement produit par la manipulation de ces dernières, je me suis senti projeté près de trente ans en arrière, ce son me renvoyant l’image de mon frère sortant de la salle de bain, serviette autour de la taille, l’air effaré en regardant son livre trempé. Il aimait lire dans la baignoire. Mais je crois que c’est bien la dernière fois qu’il le fit. Quoi qu'il en soit, l’ouvrage fut séché, sauvé et apprécié par mon frère avant de ne l’être par votre serviteur, quelques décennies plus tard.
Revenons donc à nos monolithes noirs (ou transparents, c’est selon).
En premier lieu, j’ai été frappé de lire le sous-titre sur la couverture : « d’après un scénario original de Stanley Kubrick et Arthur C.Clarke ». Et bien, quitte à passer pour une andouille, je ne savais pas. Oui, j’ai toujours pensé que le film était une adaptation du livre. Mais en fait, non, c’est une création commune. Ce qui n’a fait qu’accroître mon appréhension…
Allais-je prendre plaisir à le lire ?
Allais-je comprendre quelque chose ?
Ne serai-je pas perdu au bout de quelques pages, au risque de revivre ce rendez-vous manqué, cette frustration suscitée par le film ?
Le début me laissa penser le contraire. D’une lisibilité enfantine, le premier chapitre nous conte les événements que l’arrivée d’un monolithe provoque dans la vie d’un groupe de primates, à la façon des contes préhistoriques de J.H. Rosny ainé. Ouf, ça commence bien.
Puis nous nous retrouvons soudain propulsés dans l’espace, non loin de la Lune, où ce fameux monolithe a été retrouvé enfoui sous la poussière lunaire. Pour embarquer finalement à bord d’Explorateur 1, qui navigue dans l’espace en direction de Saturne et ses anneaux… C’est là que nous abordons une longue phase de descriptions, qui de prime abord avaient refroidi mon ardeur.
Et puis je me suis laissé prendre par les envoûtantes images que la plume d’Arthur C. Clarke avait déposées sur les pages du livre. De soudainement blasé (et inquiet de voir l’histoire m’échapper), je me suis trouvé totalement emporté dans ce voyage spatial, au point d’avoir du mal à me sortir la tête des étoiles entre deux séances de lecture.
Enfin, je me suis vu projeté bien au delà, pour vivre une étonnante métamorphose, celle du héros, mais aussi la mienne. Car lorsque j’ai lu le mot final, captivé par la montée en puissance du dernier chapitre qui explose littéralement en une apothéose terrible, mais magnifique, j'ai ressenti la profonde conviction que 2001, l’Odyssée de l’espace est bel et bien un chef-d’œuvre !
2001, l'odyssée de l'espace est le premier d'un cycle comportant quatre livres (2010, Odyssée deux; 2061, Odyssée trois et 3001, l'Odyssée finale). Les lirai-je un jour ? Rendez vous en 3001 pour le savoir !


On ne présente plus Arthur C. Clarke, cet auteur mythique de science fiction né en 1917 au Royaume-Uni et décédé au Sri Lanka en 2008. On ne présente plus son œuvre immense, visionnaire, une référence du genre. Je me devais juste, pour le lien avec les montagnes hallucinantes, signaler qu'il est responsable d'un petit pastiche amusant (édité à la Clef d'Argent, toujours disponible) des "Montagnes Hallucinées" de Lovecraft.

Bonus, la couverture de l'édition originale américaine :


2001, l'odyssée de l'espace, par Arthur C. Clarke
J'ai lu
Traduction de Michel Demuth
Titre original : 2001 : a space odyssey
Illustration couverture : Tibor Csernus

1er trimestre 1978. 310 pages
ISBN : 2277113492

http://laprophetiedesanes.blogspot.fr/

Cette chronique fait partie du challenge Morwenna's List, instigué par la prophétie des ânes.


mardi 31 mars 2015

Demain les chiens, par Clifford D. Simak

J'ai lu, 1978


États-Unis, langue anglaise, traduction langue française.



Qu'est-ce que l'homme ? A-t-il réellement foulé la Terre, ou n'est-ce qu'une légende rapportée par les huit contes qui composent ce livre ?
Qu'est-ce qu'une cité ? Les hommes, s'ils ont réellement existé, ont-ils vraiment vécu dans ces endroits, ces maisons, ces fermes ?
Qu'est-ce que la guerre ? Qu'est-ce qu'un meurtre ? Est-il vrai que l'homme tuait les animaux ? Tuait même son prochain ?
Les hommes, ont-ils laissé aux chiens cette planète, ces robots, ces vestiges ? Ou ne sont-ils finalement qu'un mythe, créé par les conteurs pour alimenter les veillées des chiens qui se retrouvent le soir au coin du feu ?

Avant de vous parler du livre – l’histoire - je me dois de vous parler du livre – l’objet – lui-même. Celui que j’ai tenu entre mes mains, et dont j’ai scanné la couverture pour illustrer cette chronique.
Il fait partie d’une collection d’une dizaine de titres, tous édités chez J’ai lu, acquis par mon frère dans les années 80. Mon frère était un artiste, illustrateur, dessinateur de BD et scénariste. À 14/15 ans, il s’était pris de passion pour la SF, et pour les belles couvertures de la collection de cet éditeur. Principalement celles de Tibor Csernus et de Boris (et il n’est pas difficile d’être d’accord avec lui), car bon nombre des couvertures des livres que j’ai récupérés portent leurs signatures.
Demain les chiens cependant a une histoire particulière…
C’est un des rares livres, je pense, que mon frère ait prêté à mon père qui aimait la lecture et n’était pas rétif à ce style de littérature.
Je me souviens parfaitement qu'il lui avait fait forte impression, car il n’était pas rare qu’il le cite lors de nos discussions.
Voilà donc un titre que je me promettais de lire un jour. Car un ouvrage autant apprécié par son frère que par son père, fait naturellement figure de livre de référence. Un peu comme le livre familial.
Maintenant que je l’ai lu, nul doute que Demain les chiens se trouvera en bonne place sur la liste des recommandations que je dois établir pour mes propres enfants.

J'ai l'habitude, quand il s'agit de recueil de nouvelles, de parler de celles-ci une par une. Ici cependant, le format est un peu différent, donc ma méthode l'est aussi. Car s'il s'agit de huit nouvelles écrites et publiées séparément entre 1944 et 1951, elles  forment un tout cohérent, liées par ces introductions ajoutées par Clifford D. Simak lui-même lors de leur parution en recueil. Je ne ferai donc pas la dissection de chacune d'entre elles, mais une présentation du tout.
Les huit nouvelles qui composent cette œuvre, ces huit histoires qui sont autant de légendes chez nos amis à quatre pattes du futur, sont de véritables merveilles. Elles nous dévoilent la disparition progressive de l'homme et proportionnellement la place importante que prennent les chiens (et les robots (et les fourmis !)).
Ce sont surtout huit grandes claques dans la figure de notre société, aussi bien celle des années 40/50, au moment de la rédaction et de la publication des histoires, que celle actuelle, post-2000. Ah, oui, quand même : ce livre a plus de soixante ans, et garde toute la verve d’une critique cinglante, mais distillée parfois avec humour, de notre humanité…
De l’humour, mais aussi beaucoup de justesse d’analyse, de ce qu’étaient – déjà – les folies humaines, lourdes héritières de deux conflits effroyables et meurtriers, à l'aube d'une guerre aussi froide que nerveusement éprouvante. C’est une Science Fiction de l’air atomique, certes, mais qui reste cependant sérieusement adaptée à cette époque dans laquelle nous vivons non plus dans la peur des bombes, mais sous la terreur sournoise d'attaques aveugles. Une telle intemporalité n'est-elle pas tout simplement la marque de fabrique des chefs-d’œuvre d'anticipation ?
Bon, je dois avouer que, n'étant pas un grand connaisseur de SF mais plutôt de fantastique/horreur, je m’emballe peut-être rapidement à la lecture de récit d’anticipation de cette trempe !
Cependant.
Cependant Demain les chiens, qui jouit d’une réputation d’œuvre majeure dans son domaine, passe pour être la meilleure de son auteur. Je ne pense donc pas me tromper en la plaçant sur le haut du panier des ouvrages à lire afin de ne pas mourir idiot.
Mais que raconte ce livre ? C'est un mystère qui est resté entier pendant de très nombreuses années, et à chaque fois qu'il ressurgissait dans ma vie, je me posais la question. Comment donc remplir plus de trois cent pages, rien qu'en racontant des histoires de chiens qui dans le futur se racontent eux-même des histoires au coin du feu ?
Quelle pensée réductrice... et quelle idiotie de s'en tenir au petit résumé de la quatrième de couverture...
Non, définitivement non, ce n'est pas non plus un traité d'élevage canin à l'usage de nos arrières, arrières, arrières petits enfants. C'est un livre sur l'humanité. Sur ce que l'homme a de pire, et qui le mènera non pas spécifiquement à sa perte, mais à sa disparition de la surface du globe, comme toutes les chances qui lui ont été offertes, toutes les découvertes qu'il a pu faire, il les repousse, les nie, les rejette, les ignore, les réfute. C'est un livre qui soulève les inquiétudes humaines, qui fait se poser des questions quant à notre existence actuelle, en projetant l'homme, l'humain, dans les siècles à venir. Quelle place occupera-t-il sur Terre plus tard ? Et surtout quelle place va-t-il perdre sur cette Terre qui ne semblera alors n'être plus habitée que par les animaux, les chiens en particulier, et les robots laissés par l'homme pour servir les chiens. Chaque personne qui se plonge en ces pages peut y découvrir par lui-même la progression, l’avènement des chiens, qui n'arrivent pas là par la force - comme certains singes dans une autre œuvre d'anticipation majeure - mais par la volonté humaine.
Il m'est particulièrement difficile de parler du fond de ce livre sans en révéler ce qui en fait son intérêt, son intrinsèque vérité, le message qu'il laisse à ses lecteurs. Je peux juste dire qu'il fait partie de ces ouvrages qui laissent une trace indélébile dans la mémoire, comme il participe au perfectionnement de notre perception du monde.

Comme mentionné au début, j’ai lu cette œuvre dans son édition de 1978. Les gens curieux qui auront la bonne idée de suivre mon conseil (lisez ce livre !) peuvent le trouver sans problème auprès de leur libraire indépendant préféré. Il vient en effet d’être réédité chez J’ai lu, dans une nouvelle traduction, mais surtout avec un récit inédit, ajouté par Clifford D. Simak bien plus tard, et dont je ne peux du coup rien dire… ça va de soi !
Clifford D. Simak (03 août 1904 - 25 avril 1988) 
Il me plaît de croire que là où ils sont, s'ils sont quelque part, mon frère et mon père sont devant une bière, en train de discuter de cet avènement des chiens... Salut le vieux, salut frangin, cette chronique vous est dédiée !

Une fois n’est pas coutume, je vais me faire plaisir en vous embarquant dans un petit voyage dans le temps avec les couvertures des Pulps qui ont vu la première publication des histoires constituant ce volume – en mentionnant à chaque fois le titre original de chacune d’elles et sa date de publication.
La Cité (City) - Astounding Science Fiction, Mai 1944
La tanière (Huddling Place) - Astounding Science Fiction, Juillet 1944
Le recensement (Census) - Astounding Science Fiction, Septembre 1944
Les déserteurs (Desertion) - Astounding Science Fiction, Novembre 1944
Le paradis (Paradise) - Astounding Science Fiction, Juin 1946
Les passe-temps (Hobbies) - Astounding Science Fiction, Novembre 1946
Esope (Aesop) - Astounding Science Fiction, Decembre 1946
Un moyen bien simple (The Trouble with Ants) - Fantastic Adventures Janvier 1951
Demain les chiens, par Clifford D. Simak
J'ai lu
Traduction de Jean Rosenthal
Titre original : City
Illustration couverture : Tibor Csernus

4eme trimestre 1978. 311 pages
ISBN : 2277113735

http://laprophetiedesanes.blogspot.fr/

Cette chronique fait partie du challenge Morwenna's List, instigué par la prophétie des ânes.