samedi 16 novembre 2019

Le club des punks contre l'apocalypse zombie, par Karim Berrouka.

Actusf, les 3 souhaits, 2016

Roman, France, langue française.

 

Le club des punks, il est composé de punks qui vivent dans un squat, comme des punks : principalement en se nourrissant liquide, fumant et jouant du punk (je résume, hein). Un matin, alors que certains d'entre eux se trouvent à l’extérieur du squat, ils se rendent compte qu'il n'y a plus grand monde de vivant qui bouge dans les rues. À part des flics. Par contre, il y a plein de gens morts qui bougent dans les rues. Les punks, ils restent donc dans leur sanctuaire, en tuant le temps comme ils peuvent, jusqu'à ce que le drame se produise : il n'y a plus de bibine* et il faut aller au renfort. Dehors. De par les rues pleines de morts qui puent et qui marchent.
L'air de rien, démarre ainsi la belle aventure du club des punks, qui feront tout pour sauver leurs potes, mais aussi pour détruire un mal bien plus grand que celui incarné par ces morceaux de barbaque mobiles, pourrissants et avides de cerveaux : en effet, des membres du Medef ont, eux aussi, survécu...
(En vérité, mon résumé il est tout pourri, mais j'assume : de toute façon, vous allez lire ce livre, parce que ce livre, il est super bien !) 

Affalé sur mon canapé, les yeux rivés sur le rien du néant, je tenais une bouteille de bibine* à la main.
Je décapsulais la dite bouteille dans l'optique d'irriguer une bouche en mal de houblon quand, éberlué, je constatai qu'une étrange lueur émanait du goulot. À la suite de quoi, bientôt, une brume opaque apparut, m'extirpant tout à fait de la torpeur dans laquelle je me trouvais encore quelques secondes auparavant.
Imaginez ma stupeur de voir se matérialiser - debout sur la petite table du salon - un gars bizarre, crête verte sur le crâne, exhibant un gros "A" cerclé sur son t-shirt noir déchiré, jeans douteux sur les jambes et rangeots aux pieds.
- Sors de ta nonchalante sieste larvaire, dans laquelle tu te fourvoies depuis trop de temps déjà. File sur internet, il est en ce moment proposée l'incroyable opportunité de t'instruire grâce au nécessaire et vital dernier ouvrage de Karim Berrouka, dédicacé par le grand maître lui-même ! Ce ne sera certes pas aussi cool que de lire le grand livre du Trash, mais cela te permettra le retour vers ce que tu as lâchement lâché il y a plus de deux décennies.
- J'ai soif. Tu peux enlever cet orteil qui trempe encore dans ma canette ? lui répondis-je.
- Oups, désolé ! D'ailleurs, moi aussi j'ai soif. T'as pas une binouze* à me refiler ?
Soupesant la bouteille et au vu de la légèreté soudaine de cette dernière, je me risquai à plonger un œil pour découvrir qu'aucune forme de liquide ne s'y trouvait.
- Dis-donc, enfoiré, t'as siroté toute ma bibine* ?
- C'est possible. Mais il y a longtemps alors. Ou je ne m'en souviens plus...
- Pas sympa...
- Bref, donc, ta mission première n'étant pas des plus douloureuse - je te promets de bons moments de rire et de joyeuses heures de lecture aussi instructives que belles - tu devras ensuite...
- Allez à la cave me chercher une bouteille pleine ! Salopard de génie sans bouillir à la con !
- Houlala ! Calmos, mon brave ! Je ne suis pas un génie, je suis Saint Jean Ludwig. Et laisse-moi t'expliquer ta mission II, le retour. Après avoir pris connaissance des Saintes et Belles Écritures de l'ouvrage que je t'incite à acquérir au plus vite, tu devras ressortir tes disques de quand t'étais pas un vieux con, toutes ces galettes de vinyle que tu dédaignes depuis si longtemps, car avant que ne vienne le temps de bouffer ces chrysanthèmes de merde, merde, merde par les racines, tu as une chose capitale à accomplir...
- Oui, je sais, aller chercher une bibine* à la cave !
- Non ! Enfin, si ! Mais pas une : deux binouzes* !
Je me levai donc, laissant cet étrange énergumène flotter au-dessus de ma petite table, pour me diriger vers la cave quand, soudain, je me réveillai en sursaut, affalé sur mon canapé, dans la position initiale dans laquelle je me trouvais au moment de décapsuler ma bière*.
Non sans appréhension, j'actionnai finalement le décapsuleur et ressentis un réel soulagement en entendant le doux chant si familier du pschitt s'échapper du goulot...
Que soient bénis les abbés trappistes responsables de cette divine boisson.
Cependant, à la descente de la première salvatrice et réconfortante gorgée, vibrèrent au plus profond de mon âme les rythmes de l'irremplaçable Dédé, la boîte à rythmes des Bérus, suivis bientôt par le riff reconnaissable entre mille de Porcherie.   
C'est alors que je compris. Comme une révélation, une évidence même : les paroles de ce déglingué de Saint Jean Ludwig prirent tout leur sens.
Je ressortis Nada et le son de ma jeunesse réveilla en moi ce sentiment d'urgence ressenti à l'époque. Urgence de vivre, urgence d'avancer. Mais surtout, aujourd'hui, urgence d'instruire !
Instruire la jeune génération, lui faire écouter ces chansons pour qu'elle comprenne que le danger d'entendre à nouveau le bruit des bottes existe toujours, et qu'il est de notre devoir à tous de ne pas se laisser berner et encore moins de s'endormir. Comme il est aussi de notre devoir, à un autre niveau, de ne pas nous laisser bouffer par le Medef.
Partager avec eux ces chansons, car nos keupons contestataires faisaient, comme les Ludwig à l'époque, une musique bien plus jouissive que celle que les rapeurs protestataires peuvent produire aujourd'hui.
Punk is not dead - Yes, future !
Vous pensiez vous en tirer à si bon compte ? Vous vous berciez d'illusions, amis lecteurs, si vous pensiez que je vous laisserais ainsi après vous avoir parlé des Bérus et des Ludwig von 88, en passant outre les événements qui ont suivi ce jour béni de la visite sacrée de Saint Jean Ludwig.
Et bien sachez que j'ai suivi ses conseils. J'ai acquis ledit livre, que Karim Berrouka a eu l’obligeance de foutre en l'air en écrivant dedans avec son stylo bille (et j'en suis super jouasse, même s'il m'avait déjà esquinté un autre de ses livres, La Porte, lors d'un salon il y a moult années. Mais je vous parlerai de celui-ci un autre jour. Bref, une fois acquis, j'ai trimballé un peu partout ce copieux volume car il m'a été impossible de le lâcher !
Je me suis tout bonnement régalé, parce que ce livre est bourré de moments de bravoure, de moments de dénonciation, de moments punk'n'roll, de moments qui fleurent bon le houblon, et cela toujours avec cette pointe d'humour décalé qui caractérise le style de cet auteur que je vous recommande plus que chaudement !

(Cette chronique a été rédigée il y a plus de deux ans, soit en 2017 il me semble bien. Karim, Grand Maître du Trash, a depuis commis d'autres forfaitures: un livre qui me touche particulièrement, comme il est un bel hommage à Lovecraft : Celle qui n'avait pas peur de Cthulhu, et avec ses potes des Ludwig, un Maxi puis un nouvel album plein de beaux et bons morceaux, qui vient tout juste de sortir : 20 chansons optimistes pour en finir avec le futur, que je vous recommande vraiment, mais vraiment tout plein... j'espère trouver le temps de venir vous parler de tout ça avant la fin du monde).
 
*nos dirigeants bien-pensants nous le recommandent (car ils tiennent sincèrement à ce que nous ne crevions pas trop vite et ce, afin de pouvoir payer taxes et impôts le plus longtemps possible dans le seul but de les engraisser) : il faut consommer les boissons qui rendent joyeux avec modération.


À propos de l'auteur (et un peu aussi de moi) :

Karim Berrouka, ça fait super longtemps qu'il fait partie de ma vie, et il ne le sait même pas ! Et en plus il s'en fout sûrement !
C'est lui qui, avec des potes, dans les années quatre-vingt, décide de faire du punk rigolo (mais pas que) en fondant les Ludwig von 88. Tout commence avec l'enregistrement du premier album Houlala en un week-end (magnifiquement réédité par les Archives de la Zone Mondiale), opus qui reste une tuerie absolue et que je réécoute toujours avec autant de plaisir. D’innombrables autres galettes suivent. C'est donc en partie lui qui m'incite alors à torturer ma guitare (classique) pour faire des chansons et créer ainsi un groupe avec mon cousin, groupe qui n'a jamais tourné et qui n'a enregistré que quelques titres sur une cassette jamais éditée (heureusement). Donc, le moi jeune à l'époque a une poignée de vinyles (le reste était sur des cassettes ripées) : deux Bérus, le premier Garçons Bouchers, et ce Houlala... Sacro-saint de mes albums préférés.
Or donc, le moi vieillissant se détourne de cette fureur de jeunesse pour se plonger dans la littérature fantastique, Poe et Lovecraft, mais ça vous le savez déjà. Et quelle n'est donc pas ma stupeur de croiser un jour le nom de Karim Berrouka au cœur même du bouquin dans lequel est publiée ma première nouvelle Le Puits (qui souffre, je trouve aujourd'hui, des méfaits du débutant) dans HPL 2007 (Editions Malpertuis). D'ailleurs, sa nouvelle "Soleil noir" y est une de mes favorites. C'est donc ainsi que Karim réapparait dans ma vie.
Et puis un jour, me balladant dans un salon de littérature fantastique en région parisienne je découvre une toute jeune maison d'édition prometteuse : Griffes d'Encre. Stupeur, à nouveau, car sur la couverture d'un de leurs ouvrages apparaît le nom de l'auteur dont je suis en train de vous parler (vous suivez ?). Et d'apprendre que, non seulement, ledit bouquin est à la portée de ma bourse, mais qu'en plus son auteur est, quelques tables plus loin, en dédicace ! Et pour mon plus grand plaisir, c'est avec le sourire et un stylo qu'il griffonne quelques mots dans le livre. Il ne sait pas alors qu'il fait partie de ma vie depuis longtemps. Mais c'est le cas de beaucoup de monde. Y'a beaucoup de gens qui aiment les Ludwig von 88.
Le temps passe, je poursuis ma vie d'écrivain du dimanche qui n'écrit pas le dimanche, en écoutant du métal et en allant au boulot tous les jours. Un jour me prend l'envie soudaine d'enregistrer mes propres chansons, anciennes et nouvelles (parce que je "compose" toujours) et de les partager en ligne (ma page Bandcamp est là, mais n'y allez pas). Et je réalise que j'ai toujours de la colère au fond du dedans de moi. Du coup je ressors le seul vinyle des Bérus qu'il me reste. Quant à Houlala, il a disparu. Je rachète plein de CDs et des vinyles aussi, et retombe dans ce monde que je n'aurais jamais dû quitter.
C'est à ce moment là que m'apparaît Saint Jean Ludwig, suite à la publication d'un petit entrefilet publicitaire d'actuSf sur Facebook, et Karim Berrouka, une fois de plus, ressurgit dans ma vie. Sauf que maintenant on est amis (lui, mon double et moi) sur Facebook, que je suis super content et qu'il s'en fout toujours autant, et que jamais, au grand jamais, je ne lui en voudrai, car c'est la "vie" des réseaux sociaux.
Ce qui est bien, c'est qu'il a écrit d'autres livres (et qu'il va en écrire plein d'autres), que je ne suis toujours pas aveugle, ni mort, et que je vais pouvoir les lire ! Joie.
Donc, les amis, lisez donc Le club des punks contre l'apocalypse zombie.
Parce que c'est un bon livre.

Quatrième de couverture :  
Paris n’est plus que ruines. 
Et le prix de la cervelle fraîche s’envole. 
Heureusement, il reste des punks. 
Et des bières. 
Et des acides. 
Et un groupe électrogène pour jouer du Discharge. 
Le Club des punks va pouvoir survivre à l’Apocalypse. 
Enfin, si en plus des zombies, les gros cons n’étaient pas aussi de sortie... 
Il est grand temps que l’anarchie remette de l’ordre dans le chaos ! 
Politiquement incorrect, taché de bière et de Lutte finale, Le Club des punks contre l’apocalypse zombie est un condensé d’humour salutaire.

Disponible un peu partout, comme sur le site de l'éditeur en cliquant ici, pour 18 euros. (Mais pas dédicacé. Eh non !)
Disponible aussi au format eBook,  5,99 euros.
Disponible encore en format poche chez J'ai lu, par exemple là, à 8 euros.Moi je dis : foncez !

Le club des punks contre l'apocalypse zombie, par Karim Berrouka
ActuSF, les 3 souhaits.
Illustration couverture : Diego Triporti. Conception : Eric Holstein
Mai 2016. 416 pages. 18 euros
Prix Julia Verlanger 2016.  
ISBN : 9782366298161

vendredi 1 novembre 2019

Caviardages, par Timothée Rey

La clef d'argent - 2015

France, langue française.

- Caviardages
Gabriel Bonpoigne est lexicographe. Il possède tout type de dictionnaires, des anciens aux plus récents. Il a pourtant trouvé, chez un bouquiniste, un exemplaire étrange non daté, sans éditeur, écrit par un certain Bonamy qui lui est parfaitement inconnu. Il contient des définitions relativement proches des autres dictionnaires. Cependant, à la suite d'une maladresse de sa part, cet homme qui tourne les mots dans tous les sens va découvrir que cet ouvrage a un pouvoir particulièrement étrange. Et ce sont alors les mots qui vont rapidement tourner la vie du vieux lexicographe sans dessus-dessous.
C'est court, efficace, une idée somme toute simple que Timothée Rey a habillée magistralement pour la rendre élégante à lire, la tournant et la taillant comme seul un tailleur sait ciseler avec justesse un petit cailloux pour en faire un diamant.

- Dans la galette
Quand on est un grand amateur de jazz et qu'on se trouve invité à une écoute de classiques de Duke Ellington, même si l'hôte est un inconnu absolu, on ne peut refuser. Ces rencontres fortuites apportent souvent d'agréables moments de discutions entre passionnés. Mais notre héros va découvrir avec effroi que, parfois, ces réunions peuvent aussi être emplies de terreur et révéler d'incroyables et insoupçonnés secrets...
Une magnifique et terrifiante histoire qui nous plonge dans la magie de la musique, jouée telle une incantation à des Dieux inconnus et terribles. Quant au final époustouflant, il confirme que cette nouvelle est un monument bâti sur une idée excellente.

- Reperdre Giulietta
C'est dans les ruelles et sur les places des oniriques Italies que chaque nuit Ludovic cherche longuement Giulietta, pour la retrouver enfin et la reperdre tout aussitôt... Un rêve récurant et sans fin qui fait de cette quête de la femme parfaite un cauchemar continu et insupportable.
Nous voici transportés avec le personnage principal dans ces Italies imaginaires, faites de plusieurs villes connues et de stéréotypes touristiques, pour une histoire encore une fois bluffante et belle.

- On n'est jamais trop prudent.
La vie de Gaëtan est régie par des obligations, des codes simples et précis qui se doivent d'être respectés et répétés quotidiennement. Certains pensent qu'il est dépressif, voire un peu fou, alors qu'il est tout simplement ordonné et prévoyant !
En maniant l'humour avec une aisance et une dextérité jubilatoire, cette histoire nous remet pourtant en place quand, à la toute fin, la réalité justifie les nombreux TOC et autres superstitions du personnage. Une amusante et cependant dérangeante histoire.

- L'étude du soir.
Claude, instituteur, a accepté de s'occuper de l'étude du soir. Il tient, un peu à sa propre surprise, un journal dans lequel il consigne les petites choses anormales. Tels ces tapotements dans sa salle de cours, qu'il semble être le seul à percevoir. Ou encore ce comportement étrange qu'on deux de ses élèves nouvellement arrivées.
Une angoisse sourd de ces pages écrites par le professeur, qui ne fait que transcrire les choses simplement tel qu'il les perçoit. Un style tout à fait différent donc des nouvelles précédentes, adapté au narrateur, qui change cependant au moment du dénouement. Encore une chouette histoire !

- Quand ça part en brioche...
Mikulas est pâtissier à Prague, il confectionne toutes sortes de gâteaux et brioches. Avec un petit tas de pâte souillé il confectionne un petit bonhomme qu'il place en décoration dans sa vitrine...
Timothée Rey nous fait visiter Prague sans qu'on s'en rende compte. Il connaît les spécialités culinaires du coin, et sait intelligemment agrémenter son histoire de mots tchèques, nous transportant à des centaines de kilomètres et conférant à cette histoire fantastique une crédibilité déroutante. Le dénouement nous enseigne cependant que cette histoire ne pouvait se dérouler ailleurs qu'à Prague. Un sympathique et magnifique clin d'œil en forme d'hommage à Gustav Meyrink.

- Chambre d'écho.
Il entend des sons. Des résonances. Puis des pigeons viennent se fracasser contre sa fenêtre, pour aller s'écraser plus bas, dans la cour. Il ne sait pas pourquoi, seulement autour de sa fenêtre, seulement sur sa fenêtre... Il sort, rien d'anormal dehors. Il rentre alors, il reste seul dans sa chambre. Seul sur son matelas. Seul.
Une étrange nouvelle que cette chambre d'écho. Étrange histoire que j'avoue ne pas être certain d'avoir absolument compris. Je me console en pensant que c'est plus que certainement volontaire...


Timothée Rey est un auteur talentueux qui sévit dans nombre de revues, fanzines et anthologies (j'ai eu l'honneur de le côtoyer dans HPL 2007, aux éditons Malpertuis) et dont le style (les styles, devrais-je dire !) sont solides et l'écriture jouissive pour qui aime le fantastique.

Chaque nouvelle de ce recueil est une petite perle noire, aussi rare que savoureuse, faisant de ce livre un met délicieux pour tout les amoureux de belle écriture au service d'idées somptueuses : un titre on ne peut plus adéquat que ce "Caviar d'âges", aussi goûteux qu'un spiritueux vieilli en fûts ancestraux durant des décennies...

Caviardages et autres nouvelles, par Timothée Rey.
La Clef d'Argent, collection KholekTh N°2
Novembre 2008. 122 pages. 9 euros
Couverture : Sébastien Hayez.
ISBN : 978-2-908254-70-9

Achetez ce livre sur le site de La Clef d'Argent !

mardi 29 octobre 2019

Les fântomes du marais, par Richie Tankersley Cusick

Haute Tension, collection Spectres - Hachette

Etats-Unis, langue anglaise, traduction en langue française.


Meg doit laisser son petit copain et renoncer à la fête organisée par sa meilleure amie pour aller s'occuper de sa grand-tante convalescente pendant deux semaines. Sa mère est trop occupée par son travail pour pouvoir rester, son père, elle ne l'a pas beaucoup vu depuis qu'il a quitté la maison il y a dix ans .
Le pire, c'est que cette grand-tante habite une vieille maison lugubre laissée totalement à l'abandon et, comble du comble, se trouve isolée en plein milieu du bayou. Quant à la silhouette frêle et noire qu'elle aperçoit en arrivant, derrière le rideau d'une fenêtre, elle n'augure définitivement rien de foncièrement réjouissant ! D'autant que cette silhouette furtive s'avère n'être ni celle de la grand-tante, ni celle d'Esther ou de son fils Wes, deux voisins qui viennent voir la malade de temps en temps.

Dans le bayou, on circule plus facilement en barque qu'en voiture, ce qui est bien pratique pour déguiser les meurtres en accidents. Dans le bayou, les maisons sont tellement éloignées les unes des autres que s'il vous arrive un pépin (croiser un vilain docteur ou une vieille vampire) personne ne pourra venir vous aider; à moins d'être une jeune fille, d'être l'héroïne d'un Haute Tension, et que vous ne tombiez inévitablement amoureuse - malgré toute l'aversion que vous pouviez éprouver pour lui auparavant - du seul jeune homme du coin.
Donc, une histoire de vampire psychique plutôt pas mal, qui souffre peut-être de quelques longueurs et n'échappe pas à ses clichés mélo flon-flon à la con. Mais pas trop, finalement !
On devine bien vite, malgré une tentative de brouillage de piste, qui est le gentil et qui est le méchant, qui est la victime et qui est le monstre. La lecture de ce livre reste agréable cependant, sans grands moments épiques mais sans mièvreries sirupeuses qui tachent et font regretter le temps passé en ses pages.
Ah, pour les amateurs du genre, il y a bien de la sorcellerie, de l'irrationnel, une vieille tombe délabrée et vide, un chien et des serpents (comme sur la couverture)... Mais pas de fantômes, comme nous le promettait pourtant le titre !
Pour conclure, ce n'est pas - de ceux que j'ai lus pour l'instant - le titre le plus convainquant de la série... Mais c'est bien loin d'être le pire !
Au suivant...


Richie Tankersley Cusick est une auteure prolifique, qui écrit principalement des romans pour ados. Elle est surtout connue pour les novélisations de la série Buffy contre les vampires, éditées en France chez Fleuve Noir. La quasi-totalité de son œuvre flirte avec le fantastique, et Evil on the Bayou est ni plus ni moins que le premier livre de sa longue bibliographie...Photo tirée de son site officiel.

On ne change pas les bonnes traditions, voici la couverture d'origine, avec son héroïne, ses serpents et ses marais nimbés d'un inquiétant brouillard...


Quatrième de couverture :
" Mais... c'est impossible ! " s'écria Meg en se réveillant.
Elle jeta un regard désespéré vers la fenêtre qui laissait passer les derniers rayons du soleil.
" Quand je suis entrée dans cette chambre, le jour venait à peine de se lever."
Meg est venue tenir compagnie à sa grand-mère malade. Mais depuis son arrivée dans cette demeure délabrée au milieu des marais, elle sent ses forces décliner peu à peu.
Comme si une sorte de vampire se nourrissait de son énergie...

Les fantômes du marais, par R. Tankersley Cusick
Hachette, collection haute tension – spectres N° 219
Traduction de Philippe Rouard
Titre original: Evil on the Bayou, collection Twilight: Where Darkness Begins #21
Illustration de couverture : Jean-Jacques Vincent
Mai 1986. 155 pages
ISBN : 9782010118524


Les fantômes du marais est ma huitième chronique pour la collection "Haute Tension" .
Lire aussi : "Cercle infernal", "La chambre aux maléfices", "le salon de l'épouvante", "Menaces", "Sommeil de mort","Vampires en pire", "La terreur des Tongs"

dimanche 19 novembre 2017

Le bal des loups-garous, anthologie proposée par Barbara Sadoul

Denoël, Lunes d'encre, 1999

Langue anglaise, traduction langue française.

 


- Introduction de Barbara Sadoul :
L'anthologiste y fait un exposé sous forme d'historique du loup-garou, dans l'histoire de l'humanité tout comme au cinéma et, cela va de soi, en littérature. Agréable à lire, bien que succinct.

- Opération éfrit, par Poul Anderson
Un loup-garou et une sorcière partent en mission commando d'infiltration dans le camp ennemi pour essayer de neutraliser l'arme absolue qu'il est sur le point d'utiliser et qui le mènerait inéluctablement vers la victoire : un ancestral et terriblement puissant éfrit !
Sur le coup, j'avoue, j'ai eu un peu de mal avec le début de cette histoire. Propulsé d'entrée de jeu dans cet univers absolument débordant d'idées - où bon nombre des créatures du bestiaire fantastique apparaissent à contre-emploi - tout ça balancé à la face du lecteur sur trois/quatre pages, c'était un poil trop pour mon pauvre petit cerveau. Et puis finalement je me suis vite laissé embarquer dans l'histoire, m'amusant même lors de combats épiques entre lycanthropes, narrés avec une bonne dose d'hémoglobine et de chair arrachée ! Un loup garou apte à maîtriser son pouvoir et un univers décalé (peut-être un peu trop, finalement) : cela donne une bonne mise en bouche pour cet apéro dînatoire qui nourrit déjà bien le lecteur venant d'entamer le festin de ce recueil. Même si certain amuse-gueules laissent un goût d'étrangeté un peu amer...

The magazine of Fantazy et Science-Fiction - Septembre 1956
Première parution de "Operation Afreet"
- L'horreur immortelle, par Manly Wade Wellman
Un homme, malgré les avertissements d'un vieux barbu, se retrouve de nuit dans une vieille cabane au fond des bois. Sous le plancher de celle-ci, il trouve un tas de feuilles manuscrites et de coupures de presse qui lui révèlent l'histoire terrifiante d'un sergent de l'US army, criminel et non moins loup-garou...
C'est court, c'est efficace. Un peu classique, mais l’auteur réussit si bien à planter en quelques pages une telle atmosphère que subsiste à la fin l'empreinte du souvenir d'une chouette histoire.
Weird Tales  - Mai 1936
Première parution de "The Horror Undying"

- Coupable, par Stephen Laws.
Stuart, de retour d'une soirée plus que bien arrosée, se retrouve au fin fond de la cambrousse, par erreur, au milieu de nulle part. Un nulle part hanté par une bête qui le prend très vite en chasse ! Heureusement, la ferme Crowfast n'est pas loin...
Une ambiance terrible, une situation angoissante, une course poursuite trépidante et stressante, une malédiction familiale flippante pour une histoire ponctuée de petites touches d'humour qui valident l'excellence de cette nouvelle et qui, au final, fait d’elle une de mes préférées de ce recueil qui compte pourtant quelques joyaux…
Fear! #2 - Septembre / octobre 1988
Première parution de "Guilty Party"
- Le loup de Saint-Bonnot, par Seabury Quinn
Jules de Grandin et son ami Trowbridge sont invités par une amie à pendre la crémaillère dans une maison de campagne. Si tout se déroule parfaitement le vendredi et le samedi, il en est tout autrement le dimanche. La coupure d’électricité provoquée par une terrible tempête empêche toute activité, et la lassitude mène alors à l’incontournable séance de spiritisme. Inévitablement, un esprit mauvais est réveillé, et nos héros devront alors mener l’enquête pour élucider ce mystère et sauver leur peau.
J’attendais beaucoup de cette histoire, comme la couverture de Weird Tales qui l’illustre fait partie de celles qui ont titillé ma curiosité à l’époque où j’ai commencé à m’intéresser aux pulps américains. Je ne m’attendais à vrai dire pas à autant d’humour, ne connaissant pas du tout l’univers de Jules de Grandin (lacune grossière réparée et sujet que j’espère pouvoir approfondir avant longtemps). De l’humour qui n’empêche pas une enquête rondement menée et des séquences au suspens soutenu.
Weird Tales - December 1930
Couverture pour "The Wolf of St Bonnot"

- La Proie, par Roberta Lannes
La famille Wiggens vit au bout de la route du comté de Bradford dans une vieille maison. Quand Randall Buss s’y arrête un jour pour proposer ses services de bricoleur, tous y voient l'aubaine d'une proie providentielle. Tous, sauf Chelsea en qui Buss réveille d'autres pulsions animales, bien loin de l'appétit que provoque la présence d'un humain. Et bientôt, ce n'est plus ni la faim ni même la libido qui agissent, mais son cœur de louve.
Autant le sujet des remords sentimentaux a très souvent été abordé - parfois jusqu'à l’écœurement - chez les cousins vampires, autant il ne l’a été que peu de fois pour les loups-garous. À ma connaissance. Et ici, l’auteur nous propose un bel exemple de ces tourments que l’amour peut provoquer lorsqu’il s’immisce entre le prédateur et sa proie. Mais pas de méprise, c'est loin d’être badigeonné à l’eau de rose ! C’est fort, bien décrit et féroce, ce n'est pas du Twilight, hein !
The Mammoth Book of Werewolves, édité par Stephen Jones Robinson
Première parution de "Essence of the Beast
- Norne, par Lireve Monet
Depuis toute petite, Mary-Rose voue une admiration teintée de fascination sans bornes à sa tante Norne. Elle la voit souvent, jusqu'au jour où sa tante part vers la côte ouest, en compagnie d'un homme lui ressemblant étrangement, nommé M. Wolf. Les aléas de la vie, qui d’abord les ont séparées, les rassemblent pourtant et ce d’une étrange manière. Alors que Mary-Rose, devenue adulte, a réussi à se défaire de cette emprise qui lui apparaissait finalement malsaine, réalise que sa fille subit le même joug psychologique, mais bien au-delà de ce qu’elle-même a pu vivre !
Une nouvelle qui, à mon goût, traîne un peu en longueur et aurait peut-être mérité un peu de concision. Mais là où je vois de la longueur se trouve peut-être la mise en place d’un suspens qui m’aurait alors totalement échappé. Il n'en reste que cette histoire, malgré l’évidence du rôle que chacun tient et le manque de surprise qui en découle, a réussi à me tenir jusqu’au bout.
Weird Tales - Février 1936
Première parution de "Norn"

- La marque de la bête, par Kim Antieau
Malgré les avertissements du châtelain, Jean-Jacques Rieux s’est laissé entraîner par sa partie de chasse jusqu'à la fin du jour, et le voilà dans les bois à l'heure où les bêtes sauvages s’éveillent. Inévitablement il entend les hurlements d'un loup. Perdu, loin de tout, se sentant déjà condamné, il est secouru par un inconnu qui le guide dans la forêt. À sa grande surprise, il se retrouve rapidement aux portes du château dans lequel il séjourne, tandis que son sauveur, déjà, a disparu dans l’ombre du sous-bois. À l’heure du souper, il fait la rencontre de la jeune épouse de son hôte, Marie, qui lui semble bientôt être la victime d’un mariage malheureux.
Une belle histoire qui, même si elle est ponctuée d’éléments classiques qui laissent un sentiment de déjà vu, propose un beau retournement de situation final. Court, agréable à lire, efficace.
The Ultimate Werewolf - édité par Byron Preiss, David Keller, Megan Miller et John Betancourt, 1991
Première parution de "The Mark of the Beast"
- La main de la fille O'Mecca, par Howard Wandrei
C'est ce soir qu'Elof Bocak s'en va demander la main de Kate O'Mecca. Et ce soir, sur les collines du Minnesota, cette quête peut s'avérer dangereuse. À cause des chauves-souris. À causes des loups-garous. Mais surtout à cause du whiskey dont s’est imbibé Elof Bocak. 
Nous sommes ici plongés dans les tréfonds du cerveau de ce grand et fort paysan Finnois, comme nous vivons l’histoire à travers ses yeux, ces derniers étant plus souvent que de raison brouillés par l’alcool de maïs distillé localement. Cela confère à l'histoire un ton plutôt amusant, les passages où le héros est sous l’emprise de l’alcool étant magnifiquement rédigés, décrivant bien la déformation que l’ivresse provoque sur la perception du monde alentour. 
J’ai cependant trouvé la toute fin un peu décevante. Elle aurait peut-être mérité une dose bien supérieure d’hémoglobine, mais se termine sur l’évident et galvaudé jeu de mot qu’annonce (déjà !) le titre.
Weird Tales - Avril 1935
Première parution de "The hand of the O'Mecca"

- Le changement, par Ramsey Campbell
Don travaille pour les impôts. Il n'aime pas son boulot mais il en a besoin pour mettre de côté, dans le but d'acheter une maison avec son épouse. Ce qui le sauve, c'est l'écriture. Mais là où il habite, son bureau se trouve devant une grande fenêtre qui donne sur la rue, à l'emplacement même d'un arrêt d'autobus. Et ce n'est pas toujours facile pour Don de se concentrer...
Je me suis régalé avec cette histoire, rien que pour le descriptif détaillé du mal-être de l'écrivain perturbé par le moindre petit travers dans son environnement. Des gamins qui font la grimace, un couple qui se dispute, ou plus simplement son épouse qui, par besoin naturel de communiquer, lui parle, alors qu'il était sur le point de trouver la phrase parfaite, le sortant de sa bulle et annihilant ainsi toute inspiration. Plus l'histoire avance, plus le héros sombre dans cette psychose de la concentration, redoutant jusqu'au silence, lourd du rien qu'il apporte... Une histoire plus que chaudement recommandée par votre serviteur. (Oui, oui, il y a bien un loup-garou dedans ! Mais je ne peux en parler sans trop en dévoiler...).
Weird Tales - Eté 1991
Première parution de "The Change"
- Au sud d'Oregon City, par Pat Murphy
Jem, ancien trappeur comme son père, indien Cayuse par sa mère, vit désormais seul au fin fond de nulle part, à trois jours au sud d'Oregon City. Mais ce soir c'est la fête, c'est pourquoi il s'est rendu à la ville pour écluser quelques whiskeys avec ses anciens compagnons et regarder les filles danser. Il ne comprend pas les filles. Et il s'en moque. Pourtant, quand il aperçoit cette jeune femme habillée en homme, qui semble défier le monde et ses règles préconçues, il se sent attiré comme un aimant. Et sans qu'ils s'en rendent véritablement compte, ils se rapprochent l'un de l'autre avec toute la simplicité du monde...
Magnifique histoire, simple, si simple, comme devrait être le respect des autres, l'amour de son prochain, la tolérance. Simple et pourtant si magnifiquement écrite, qui se dévore avec une telle délectation qu'on regrette qu'elle ne fasse que si peu de pages, même s'il eut été difficile d'en faire plus. Une dernière histoire qui conclut brillamment cet excellent recueil. 
The Ultimate Werewolf - édité par Byron Preiss, David Keller, Megan Miller et John Betancourt, 1991
Première parution de "South of Oregon City"



Par un intelligent mélange d'époques et de genres, Barbara Sadoul nous invite par le biais de cette anthologie à un tour d'horizon de la lycanthropie littéraire. Elle m'a permis de découvrir quelques joyaux, dont certains émanant du légendaire pulp américain Weird Tales, de belles et touchantes histoires, qui montrent que ce mythe de l'homme-loup n'est pas obligatoirement lié à la barbaque sanguinolente, aux chasses sauvages et aux hurlements à la Lune. Un beau travail - mais Madame Sadoul ne nous a pas habitué à autre chose ! - que cette anthologie lupine.


Cette chronique fait partie du challenge "Lunes d'encre" proposé par le blog Les Murmures d'A.C. de Haenne V2.

Le bal des loups-garous, anthologie proposée par Barbara Sadoul
Denoël, collection Lunes d'encre n°5
Traductions : Pierre-Paul Durastanti
Illustration couverture : Jeam Tag
Octobre 1999. 288 pages. 17,80 euros
ISBN : 9782207247259

La terreur des Tongs, par Jason Dark

Haute Tension, collection Spectres John Sinclair - Hachette

Allemagne, langue allemande, traduction en langue française.


Le vieux Mahdi, grand prêtre qui a voué sa vie à la déesse Kali, est sur le point de mourir. Mais il peut obtenir l'immortalité si son homme de main, le docteur Rasana - aidé de ses six serviteurs, les tongs - lui rapportent les têtes des pires ennemis de la déesse, afin qu'elle puisse changer son collier. Ils ont sept jours pour accomplir leur mission.
Quand le corps décapité de Malcolm Dunnings, inspecteur à la brigade des stupéfiants, est repêché dans la Tamise, Scotland Yard fait appel à Jason Dark et son acolyte Pang Lim pour enquêter. Non que la victime manqua d'ennemis, mais le caractère rituel de son assassinat nécessite leur intervention...

Je suis masochiste. Après la lecture de l'effroyable "vampires en pire", j'aurais pu définitivement abandonner cette collection Haute Tension. Mais je suis un masochiste têtu. Alors j'insiste lourdement et y retourne. Et non content d'en reprendre une louche, je persiste avec un nouveau titre de la série "John Sinclair".
Après la bonne bosse de rire provoquée par cette couverture improbable à l'effigie d'un Keupon/iroquois/extra-terrestre aux couleurs fluo ignobles, je me suis résolu à plonger dans cette nouvelle aventure.
L'adage dit "il ne faut pas juger d'un livre à sa couverture"... Mais parfois, quand même, il ne faut pas prendre en compte la pseudo grande sagesse de ces adages et suivre son instinct qui nous dit de fuir avant qu'il ne soit trop tard !
Ça commence pourtant plutôt bien, l’idée est pas mal, le style est bon (ce n'est pas le même traducteur que vampires), même s'il nous est donné dès le départ de connaître le coupable (c'est une méthode qui a déjà fait ses preuves, mais qui n'est efficace qu'entre des mains de maître) et l'action du premier crime est plutôt bien menée. Mais bientôt, nous avons à faire face à un grand n'importe quoi ponctué de petites aberrations, pour finalement aboutir à un beau gâchis. Nous avons même droit à un semblant de rebondissement tellement évident qu'il remet la palme de l'amateurisme à ce détective de l'ombre qui, au lieu de tomber dans un piège aussi grotesque, aurait mieux fait d'y rester... dans l'ombre. Il n'y a pas réellement d'enquête, juste un mélange d'événements qui mène par hasard au dénouement... Dommage ! Ce livre aurait pût être au mieux distrayant. Au suivant...


Jason Dark, pseudo obscur de l'écrivain allemand Helmut Rellergerd, est le créateur de John Sinclair, chasseur de spectres. Sa série comptant aujourd'hui plus de 1800 titres, est adaptée en version audio et connait une carrière internationale incroyable. Une petite visite sur ce site germanique vous fera comprendre l’ampleur de cette série mythique.

Bonus habituel, la couverture originale allemande (par Vicente Ballestar), bien plus jolie à mon gout que la version française !

Quatrième de couverture :
La fenêtre s'ouvrit violemment pour livrer passage à une silhouette terrifiante qui bondit dans la pièce et se rua sur la jeune Indienne.
John Sinclair comprit tout de suite qu'il avait affaire à un " Tong ". Le coutelas que celui-ci tenait entre ses dents en disait long sur ses intentions meurtrières. Deux petites têtes de mort dansaient au fond de ses pupilles.
Plus de doute, les fidèles de la déesse Kali avaient envahi Londres pour rechercher les têtes humaines qui devaient orner le collier de leur redoutable maîtresse.

La terreur des Tongs, par Jason Dark
Hachette, collection Haute Tension – Chasseur de Spectres N° 242
Traduction de Alain Royer
Titre original: Terror der Tongs
Illustration de couverture : Jean-Jacques Vincent
1988. 158 pages
ISBN : 9782010132230


La terreur des Tongs est ma septième chronique pour la collection "Haute Tension" .
Lire aussi : "Cercle infernal", "La chambre aux maléfices", "le salon de l'épouvante", "Menaces", "Sommeil de mort", "Vampires en pire"